Les consoles portables 8/16-bit oubliées les plus marquantes sont l’Atari Lynx, la Sega Game Gear, la Neo Geo Pocket Color, la Bandai WonderSwan, la NEC TurboExpress et la Sega Nomad — des machines souvent brillantes, parfois en avance d’une décennie sur leur temps, que la domination écrasante de la Game Boy a reléguées dans l’ombre. Derrière le monopole Nintendo se cache un cimetière fascinant de portables audacieuses, de clones improbables et de pionnières visionnaires que peu de gens ont connues, et que les vrais passionnés de retro gaming redécouvrent aujourd’hui comme de véritables trésors.
Entre 1979 et 2003, des dizaines de constructeurs ont tenté de détrôner Nintendo sur le terrain du jeu nomade. Presque tous ont échoué — non pas par manque de talent, mais à cause d’un cocktail cruel : batteries gloutonnes, prix prohibitifs, marketing raté et catalogue trop maigre. Pourtant, certaines de ces machines faisaient tourner de la couleur, du pseudo-3D et même des jeux de console de salon là où la Game Boy se contentait de son écran vert monochrome.
Voici notre classement ultime, subjectif mais argumenté, des 20 consoles portables 8 et 16 bits que l’histoire a injustement oubliées — sans négliger leurs ancêtres méconnues qui ont, littéralement, inventé le concept.
Pourquoi ces consoles portables ont-elles été oubliées ?
La réponse tient en deux mots : Game Boy. Sortie en 1989, la portable de Nintendo n’était ni la plus puissante, ni la plus jolie — elle était en noir et blanc, sans rétroéclairage, avec un processeur 8 bits primitif. Mais elle avait tout compris : une autonomie monstrueuse, un prix imbattable, une solidité à toute épreuve et surtout Tetris en cadeau. Résultat, plus de 16 millions d’unités vendues dès 1995, là où ses rivales couleurs peinaient à écouler quelques millions d’exemplaires.
Face à ce rouleau compresseur, les concurrents ont commis les mêmes erreurs. Écrans couleurs éblouissants mais vidant six piles AA en trois heures. Machines techniquement supérieures mais vendues deux fois plus cher. Consoles géniales mais mal distribuées ou cantonnées au Japon. La presse spécialisée française de l’époque — Tilt, Consoles +, Player One — encensait pourtant régulièrement le Lynx ou la Game Gear. Le talent était là ; c’est le marché qui a tranché.
Aujourd’hui, la roue tourne. Selon le cabinet d’analyse NewZoo, le segment du retrogaming pèse désormais plus de 1,3 milliard de dollars par an à l’échelle mondiale, porté par la nostalgie des trentenaires et la curiosité des plus jeunes. Et dans ce grand retour, les consoles rétro les plus obscures deviennent les plus recherchées.
Le classement des 20 consoles portables 8/16-bit oubliées
Avant de plonger dans le détail, voici le tableau récapitulatif de notre top 20 :
| Rang | Console | Année | Constructeur | Écran |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Atari Lynx | 1989 | Atari | Couleur rétroéclairé |
| 2 | Sega Game Gear | 1990 | Sega | Couleur rétroéclairé |
| 3 | Neo Geo Pocket Color | 1999 | SNK | Couleur |
| 4 | NEC TurboExpress | 1990 | NEC | Couleur rétroéclairé |
| 5 | Bandai WonderSwan | 1999 | Bandai | Monochrome / Couleur |
| 6 | Sega Nomad | 1995 | Sega | Couleur rétroéclairé |
| 7 | Neo Geo Pocket | 1998 | SNK | Monochrome |
| 8 | NEC PC Engine LT | 1991 | NEC | Couleur rétroéclairé |
| 9 | Watara Supervision | 1992 | Watara | Monochrome |
| 10 | Sega Mega Jet | 1994 | Sega | Aucun (via TV) |
| 11 | Tiger Game.com | 1997 | Tiger | Monochrome tactile |
| 12 | Mega Duck / Cougar Boy | 1993 | Welback | Monochrome |
| 13 | Gamate | 1990 | Bit Corporation | Monochrome |
| 14 | Milton Bradley Microvision | 1979 | Milton Bradley | LCD 16×16 |
| 15 | Entex Adventure Vision | 1982 | Entex | LED rouge (miroir) |
| 16 | Epoch Game Pocket Computer | 1984 | Epoch | LCD monochrome |
| 17 | Hartung Game Master | 1990 | Hartung | Monochrome |
| 18 | Tiger R-Zone | 1995 | Tiger | LED rouge (casque) |
| 19 | Timetop GameKing | 2003 | Timetop | Niveaux de gris |
| 20 | Palmtex Super Micro | 1984 | Palmtex | LCD monochrome |
1. Atari Lynx (1989) — la pionnière couleur sacrifiée
Première console portable de l’histoire dotée d’un écran couleur rétroéclairé, l’Atari Lynx est sortie en septembre 1989, quelques mois avant la Game Gear et la TurboExpress. C’est une architecture hybride 8/16 bits : un CPU 65C02 8 bits épaulé par deux coprocesseurs 16 bits maison, Suzy et Mikey, capables de scaling et de rotation de sprites matériels. En clair, du pseudo-3D que la Game Boy ne pouvait même pas rêver.
Écran retournable pour gauchers, câble ComLynx reliant jusqu’à 8 machines en réseau, jeux somptueux comme California Games, Blue Lightning ou Chip’s Challenge : techniquement, un magazine américain écrivait qu’elle « renvoyait la Game Boy à la préhistoire ». Hélas, six piles AA vidées en quatre à six heures, un prix élevé et un marketing Atari inexistant ont eu raison d’elle. Une légende maudite. Elle reste, avec l’Atari 2600, l’une des grandes signatures d’une marque dont nous célébrons l’héritage dans notre top 30 des meilleurs jeux Atari.
2. Sega Game Gear (1990) — la rivale directe éclipsée
La réponse frontale de Sega à la Game Boy, c’était elle. La Game Gear est en réalité une Master System portable : même processeur Z80 8 bits, mais avec un écran couleur rétroéclairé sublime pour l’époque. Sonic, Shining Force, Columns, Shinobi… le catalogue était solide, et avec près de 11 millions d’unités écoulées, elle reste la concurrente la plus vendue de sa génération.
Le problème ? Six piles AA englouties en trois à cinq heures, un format encombrant et l’ombre gigantesque d’une Game Boy qui dépassait les 100 millions de ventes. Un accessoire tuner TV permettait même de regarder la télévision dessus. Aujourd’hui abordable et facile à trouver, elle constitue une porte d’entrée idéale dans l’univers des portables oubliées.
3. SNK Neo Geo Pocket Color (1999) — le chouchou absolu des connaisseurs
Voici sans doute la portable la plus injustement méconnue de toute cette liste. Sortie en mars 1999, la Neo Geo Pocket Color embarque un processeur 16 bits Toshiba TLCS-900H et surtout un stick à microswitchs cliquetant unanimement salué comme le meilleur joystick jamais monté sur une portable — un régal pour les jeux de combat.
146 couleurs, une autonomie de 40 heures sur deux piles AA, et un catalogue en or : SNK vs Capcom Card Fighters, Match of the Millennium, Metal Slug 1st & 2nd Mission, Sonic Pocket Adventure, sans oublier la connexion possible avec la Dreamcast. Pourquoi l’échec ? La domination du Pokémon sur Game Boy Color, l’attente de la Game Boy Advance, et surtout la faillite de SNK en 2001. Le site GameSpy l’a classée numéro un des « portables qui n’ont jamais percé ». Ses cartouches, comme les Metal Slug portables ou Samurai Shodown II, s’arrachent aujourd’hui à prix d’or.
4. NEC TurboExpress / PC Engine GT (1990) — la plus puissante de son temps
Imagine une portable capable de faire tourner les jeux de ta console de salon, sans conversion, à l’identique. C’était la TurboExpress (PC Engine GT au Japon) : elle lisait directement les HuCards de la PC Engine / TurboGrafx-16. La machine la plus puissante de l’ère 8/16 bits, tout simplement.
Le hic ? Un tarif de 249 dollars, six piles avalées en trois heures, et des écrans souffrant parfois de pixels bloqués. Un accessoire tuner TV portable était même proposé. Trop chère, trop gourmande, elle est restée confidentielle — et se négocie désormais à des sommes élevées chez les collectionneurs.
5. Bandai WonderSwan / WonderSwan Color (1999-2000) — le chant du cygne de Gunpei Yokoi
Cette console porte une charge émotionnelle particulière. Elle a été conçue par Gunpei Yokoi, le créateur de la Game Boy chez Nintendo, et fut le tout dernier matériel sur lequel il travailla avant de mourir dans un accident de voiture en 1997, avant même son lancement. Motorisée par un CPU 16 bits NEC V30MZ, jouable à la verticale comme à l’horizontale, elle tenait 30 heures sur une seule pile AA.
Jamais sortie hors du Japon, elle proposait pourtant des perles : les remakes de Final Fantasy I, II et IV, ou encore Gunpey, un puzzle-game baptisé en hommage à son créateur. Dix millions de cartouches écoulées, une aura de culte, et une cote qui grimpe chaque année. Si l’idée de retrouver ces sensations portables te séduit sans les galères de collection, notre console portable rétro Astra-Pocket regroupe des milliers de classiques Game Boy, PSP ou Mega Drive dans un seul appareil moderne.
6. Sega Nomad (1995) — la Mega Drive dans la poche
Le rêve de tout fan de Sega : emporter sa Mega Drive partout et jouer aux vraies cartouches Genesis en déplacement. La Nomad tenait cette promesse, avec en prime la possibilité de la brancher sur un téléviseur. Une portable 16 bits pleine et entière.
Mais elle est sortie trop tard, en 1995, alors que Sega poussait déjà la Saturn et s’éparpillait dangereusement. Six piles AA vidées en deux à trois heures ont achevé le tableau. Cantonnée à l’Amérique du Nord, elle n’a séduit qu’un million de joueurs. Un bijou saboté par un timing catastrophique. Pour explorer le catalogue génial qu’elle permettait d’emporter, file lire notre top 30 des meilleurs jeux Mega Drive.
7. SNK Neo Geo Pocket (1998) — l’éphémère première tentative
Avant la version couleur, il y eut l’originale monochrome, lancée au Japon en octobre 1998. Déjà 16 bits, déjà dotée du fameux stick cliquetant et de fonctions PDA (horloge, calendrier, horoscope), elle affichait huit niveaux de gris et King of Fighters R-1 en tête d’affiche.
Problème : à peine 52 000 unités écoulées avant que la version Color ne l’enterre quelques mois plus tard. Une note de bas de page dans l’histoire — mais la graine d’un système aujourd’hui culte.
8. NEC PC Engine LT (1991) — le luxe portable improbable
Voici l’OVNI de cette sélection. La PC Engine LT est une PC Engine repensée en format ordinateur portable à clapet : écran relevable, lecture des HuCards, et même fonction téléviseur avec le bon accessoire. Un objet somptueux… vendu près de 100 000 yens, un tarif astronomique.
Autant dire qu’elle s’est vendue à une poignée d’exemplaires. Extrêmement rare, elle figure aujourd’hui parmi les Graal les plus convoités des collectionneurs de matériel NEC.
9. Watara Supervision (1992) — le clone qui a osé défier les géants
Dans l’ombre des grands, une flopée de clones low-cost tentait de gratter des miettes. Le plus emblématique est la Watara Supervision : une copie de Game Boy 8 bits, monochrome, vendue à petit prix. Certains modèles proposaient un écran pivotant et un câble TV affichant les jeux en couleur sur téléviseur.
Une soixantaine de jeux, la plupart oubliables, mais une distribution mondiale sous d’innombrables noms. C’est le genre de bidouille que les passionnés adorent explorer et modifier, comme on le détaille dans notre guide des mods et hacks pour consoles rétro.
10. Sega Mega Jet (1994) — la console née dans les nuages
Une histoire délicieuse. La Mega Jet a d’abord été créée pour le divertissement à bord des avions de la Japan Airlines, avant d’être vendue au détail au Japon. Techniquement, c’est une Mega Drive portable… sans écran : il fallait la brancher sur un moniteur pour jouer.
Curieuse ancêtre de la Nomad, elle reste une pièce rare et étonnante, témoin d’une époque où Sega expérimentait dans tous les sens.
11. Tiger Game.com (1997) — l’écran tactile avant l’heure
Avant la Nintendo DS, il y eut la Game.com de Tiger. Avec son écran tactile et son stylet, ses deux ports cartouche, ses fonctions organiseur et même un accessoire modem pour se connecter à Internet, elle était incroyablement en avance sur son temps sur le papier.
Dans les faits ? Un écran monochrome baveux à l’affichage rémanent et des portages grossiers (Duke Nukem 3D, Resident Evil 2, Sonic Jam) qui ont douché l’enthousiasme. Un échec commercial retentissant, mais une machine fascinante par son ambition démesurée.
12. Mega Duck / Cougar Boy (1993) — le canard méconnu
Vendue Mega Duck en Europe et Cougar Boy ailleurs (notamment au Brésil), cette portable de Hong Kong est un clone de Game Boy pur jus : 8 bits, monochrome, une trentaine de jeux, du matériel très proche de la Nintendo mais des cartouches incompatibles. Un pur objet de curiosité qui amuse énormément les collectionneurs aujourd’hui.
13. Gamate (1990) — le clone globe-trotter
Signée Bit Corporation à Taïwan, la Gamate est l’un des clones les plus largement distribués de la planète : Asie, Amérique du Sud, Europe, Australie. Processeur 8 bits dérivé du 65C02, environ soixante-dix jeux, mais un écran flou et fantomatique, gourmand en quatre piles AA. La preuve que même les petits acteurs rêvaient grand.
14. Milton Bradley Microvision (1979) — l’ancêtre fondatrice
On touche ici au mythe. La Microvision est la toute première console portable à cartouches interchangeables de l’histoire — une décennie avant la Game Boy. Conçue par Jay Smith (futur créateur de la Vectrex), elle affichait un écran LCD de 16×16 pixels seulement, et son architecture était folle : le processeur se trouvait dans la cartouche, la console n’étant qu’une coquille.
Fragile à l’extrême (« pourrissement » de l’écran, circuits grillés par l’électricité statique), une douzaine de jeux à peine, elle a été abandonnée dès 1981. Mais selon Satoru Okada, ancien responsable de la R&D de Nintendo, c’est bien elle qui a inspiré la conception de la Game Boy. La grand-mère de toutes les portables.
15. Entex Adventure Vision (1982) — le mirage rouge
La technologie la plus dingue de cette liste. L’Adventure Vision utilisait une colonne de LED rouges couplée à un miroir rotatif pour « peindre » l’image à l’écran. Trop imposante pour être tenue en main, elle se posait sur une table. Seulement quatre jeux (dont Defender et Super Cobra), environ 50 000 unités, et un retrait du marché dès 1983. Du steampunk avant l’heure.
16. Epoch Game Pocket Computer (1984) — le prototype japonais
Cinq ans avant la Game Boy, le Japonais Epoch sortait cette portable à cartouches interchangeables et écran LCD monochrome, souvent qualifiée de « précurseur spirituel » de la console de Nintendo. Seulement cinq jeux, une distribution limitée à l’archipel, des ventes quasi invisibles. Un tantalisant « et si… » de l’histoire du jeu vidéo.
17. Hartung Game Master (1990) — le clone aux mille noms
Champion toutes catégories du rebadgeage, ce clone allemand ultra-bon marché a été revendu sous une avalanche d’appellations : Systema 2000, Delplay, Videojet, Super Game… 8 bits, monochrome, une poignée de jeux et une réputation exécrable. L’archétype de la portable anonyme dénichée au fond d’un vide-grenier.
18. Tiger R-Zone (1995) — la « réalité virtuelle » du pauvre
La réponse de Tiger au Virtual Boy de Nintendo, mais en encore plus fauché : un écran LCD rouge réfléchi sur la visière d’un casque. Image baveuse, jouets à peine déguisés en console, échec commercial garanti. Reste un objet irrésistible pour les amateurs de bizarreries vidéoludiques.
19. Timetop GameKing (2003) — la 8-bit hors du temps
Sortir une console 8 bits en niveaux de gris en 2003, alors que le monde jouait déjà en 32 bits sur Game Boy Advance ? C’est le pari absurde et attachant de ce fabricant chinois. Format à la Game Boy, catalogue maison, et même des suites (GameKing II et III). Un anachronisme glorieux devenu collector culte.
20. Palmtex Super Micro (1984) — la plus obscure de toutes
On termine par la plus rare, la plus fantomatique. Construction fragile, à peine fonctionnelle, seulement trois jeux commercialisés avant que la société ne fasse faillite la même année, moins de 37 000 unités écoulées. Précisément parce que presque personne ne s’en souvient, elle est devenue une baleine blanche pour les chasseurs de raretés.
Quelle console oubliée pour quel profil de passionné ?
Toutes ces machines ne se valent pas selon ce que tu recherches. Voici un petit guide pour t’y retrouver :
| Ton profil | Consoles recommandées | Intérêt |
|---|---|---|
| Collectionneur fortuné | PC Engine LT, WonderSwan, TurboExpress | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Joueur qui veut du bon jeu | Neo Geo Pocket Color, Game Gear, Atari Lynx | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Chasseur de curiosités | Tiger Game.com, R-Zone, GameKing | ⭐⭐⭐⭐ |
| Passionné d’histoire | Microvision, Adventure Vision, Epoch | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Amateur de clones | Watara, Mega Duck, Gamate, Hartung | ⭐⭐⭐ |
Des trésors qui prennent de la valeur
Ce qui hier finissait à la benne se négocie aujourd’hui à prix d’or. Une Neo Geo Pocket Color complète, une WonderSwan Color en boîte ou une TurboExpress fonctionnelle peuvent atteindre des sommes surprenantes, et leurs cartouches les plus rares s’envolent d’année en année. Le phénomène touche l’ensemble du matériel rétro : notre article sur les consoles qui valent le plus d’argent aujourd’hui explore en détail comment certaines de ces machines sont devenues de véritables objets de collection.
Le revers de la médaille, c’est la fragilité. Écrans qui pourrissent, condensateurs qui fuient, piles gonflées, cartouches capricieuses : ces vieilles portables demandent soin et budget. C’est aussi pour cela que beaucoup de passionnés se tournent vers des solutions plus modernes pour retrouver ces sensations sans les tracas.
Comment rejouer à ces portables oubliées aujourd’hui ?
Plusieurs voies s’offrent à toi pour replonger dans cet univers :
- La chasse au matériel d’origine : authentique mais coûteux, fragile et parfois incompatible avec les écrans modernes
- Les émulateurs sur PC ou smartphone : précision maximale, mais configuration technique parfois ardue
- Les consoles portables tout-en-un : la solution la plus simple pour jouer immédiatement, partout
Si l’émulation te tente, notre guide des meilleurs émulateurs rétrogaming et notre tutoriel pour télécharger légalement tes jeux rétro expliquent tout, étape par étape.
Pour ceux qui préfèrent brancher et jouer sans prise de tête, plusieurs modèles de notre boutique de consoles rétro reprennent l’esprit de ces portables cultes en version moderne. L’Astra-Gameboy, au design directement inspiré de la mythique portable de Nintendo, et l’Astra-Mini, ultra-compacte et glissable dans une poche, permettent de rejouer aux classiques Game Boy, Game Gear ou Mega Drive où que tu sois. Pour une expérience arcade nomade plus musclée, l’Astra-Core embarque plus de 23 000 jeux dans une valise pliable à écran 24″, tandis que l’Astra-Heroes pousse la ludothèque jusqu’à 90 000 titres.
D’autres classements à dévorer sur notre blog
Pour prolonger ce voyage dans le retro gaming, on te recommande ces lectures :
- Top 30 des meilleurs jeux Mega Drive
- Top 30 des meilleurs jeux Atari
- Top 25 des meilleurs jeux rétro multi-joueurs
- Les meilleurs remakes de jeux rétro
Le mot de la fin
Ces vingt consoles portables ne sont pas de simples ratés commerciaux. Ce sont les héroïnes oubliées d’une guerre que Nintendo a gagnée sans partage — des machines qui affichaient de la couleur, du pseudo-3D ou du tactile quand la Game Boy jouait la carte de la simplicité. Lynx, Neo Geo Pocket, WonderSwan, TurboExpress : chacune raconte une audace, un pari, un rêve de liberté nomade brisé trop tôt.
Le monopole a écrasé ces pionnières, mais l’histoire, elle, leur donne enfin raison. Alors ouvre les yeux sur ces trésors oubliés — parce que les vraies légendes ne sont pas toujours celles qui ont gagné.










