✨ LIVRAISON OFFERTE · GARANTIE 2 ANS · EXPÉDIÉ DEPUIS LA FRANCE ✨

Top 20 des meilleurs jeux Nintendo DS

meilleurs jeux Nintendo DS

Les meilleurs jeux Nintendo DS sont Mario Kart DS, The World Ends with You, Castlevania: Dawn of Sorrow, New Super Mario Bros., Pokémon Or HeartGold/Argent SoulSilver et Professeur Layton et l’Étrange Village, un quinté de tête qui résume à lui seul pourquoi la petite console à clapet reste, vingt ans après, la ludothèque portable la plus riche jamais assemblée. Deux écrans, un stylet, un micro, une puce Wi-Fi : sur le papier, ça sentait le gadget. Dans les faits, ça a produit une décennie de chefs-d’œuvre.

La Nintendo DS, sortie fin 2004 au Japon et en Amérique du Nord puis en mars 2005 en France, s’est écoulée à 154,02 millions d’exemplaires toutes déclinaisons confondues (DS, DS Lite, DSi, DSi XL) d’après les rapports investisseurs publiés par Nintendo. C’est la console portable la plus vendue de l’histoire, et l’une des trois plateformes les plus vendues tous formats confondus. Près de 950 millions de jeux ont été écoulés dessus. Autant dire qu’il a fallu trancher.

On a passé la ludothèque au tamis : impact, audace de game design, tenue dans le temps, et surtout plaisir réel manette (ou stylet) en main en 2026. Pas de classement mou, pas de consensus tiède. Voici les 20 cartouches qui justifient encore aujourd’hui de ressortir une DS Lite du tiroir — ou de brancher une console retrogaming moderne pour retrouver l’époque où Nintendo osait tout.

Pourquoi la ludothèque DS reste inégalée

Il faut comprendre le contexte. En 2004, Sony sort la PSP, un monstre technique avec des graphismes proches de la PS2. Nintendo, lui, débarque avec une machine moins puissante qu’une GameCube, deux écrans dont un tactile résistif, et un slogan qui ressemble à une excuse : « Touching is good ». Iwata lui-même parlait d’une « troisième pilier », pas d’un successeur à la Game Boy Advance.

Résultat ? La DS a écrasé la concurrence, et surtout elle a créé un espace de liberté créative unique. Parce que le hardware était modeste, les studios ne pouvaient pas gagner à la course aux polygones. Ils ont donc gagné par l’idée. C’est pour ça qu’on trouve sur DS des concepts qui n’existent nulle part ailleurs : un jeu de rythme qui se joue au stylet sur des chansons de Queen, un thriller où l’on incarne une âme qui possède des objets, un Zelda intégralement contrôlé sans croix directionnelle.

Cette philosophie du « pas de puissance, que des idées », on la retrouve dans toute l’histoire du portable, de la brique grise aux machines actuelles. Notre top 30 des jeux Game Boy cultes raconte le premier chapitre de cette lignée ; celui des 30 meilleurs jeux PSP montre exactement la stratégie inverse — et pourquoi les deux consoles se complètent au lieu de se concurrencer dans une collection.

Le classement des 20 meilleurs jeux Nintendo DS

Astra-Pulse

Rejouez à ces classiques ce soir

Astra-Pulse · Clé HDMI, 50 000 jeux, 2 manettes sans fil.

59,90 € 99,90 €Voir la console
RangJeuAnnée (Europe)DéveloppeurGenre
1Mario Kart DS2005Nintendo EADCourse
2The World Ends with You2008Square Enix / JupiterAction-RPG
3Castlevania: Dawn of Sorrow2005KonamiMetroidvania
4New Super Mario Bros.2006Nintendo EADPlateforme 2D
5Pokémon Or HeartGold / Argent SoulSilver2010Game FreakRPG
6Professeur Layton et l’Étrange Village2008Level-5Énigmes / Aventure
7Chrono Trigger2009Square Enix / ToseRPG
8The Legend of Zelda: Phantom Hourglass2007Nintendo EADAction-Aventure
9Ghost Trick : Détective Fantôme2011CapcomPuzzle narratif
10Advance Wars: Dual Strike2005Intelligent SystemsTactical
11Mario & Luigi : Voyage au centre de Bowser2009AlphaDreamRPG
12Phoenix Wright: Ace Attorney2006CapcomEnquête / Visual novel
13GTA: Chinatown Wars2009Rockstar LeedsAction-Aventure
14Elite Beat Agents2007iNiSRythme
15Animal Crossing: Wild World2005Nintendo EADSimulation de vie
16Kirby : Le Pinceau du Pouvoir2005HAL LaboratoryPlateforme au stylet
17Metroid Prime Hunters2006Nintendo Software TechnologyFPS
18Dragon Quest IX : Les Sentinelles du firmament2010Level-5 / Square EnixRPG
19Super Mario 64 DS2005Nintendo EADPlateforme 3D
20Rhythm Paradise2009Nintendo SPDRythme

1. Mario Kart DS (2005) — Le multijoueur portable parfait

23,60 millions d’exemplaires, troisième meilleure vente de la console, et surtout : le premier Mario Kart jouable en ligne via la Nintendo Wi-Fi Connection. En 2005, affronter un Japonais depuis son canapé français sur Cheep Cheep Beach, c’était de la science-fiction.

Mais le vrai coup de génie est ailleurs. Mario Kart DS invente la structure Nitro / Rétro — 16 circuits inédits plus 16 circuits ressuscités des épisodes précédents — un modèle que la série n’a plus jamais abandonné depuis. Il introduit aussi le mode Mission, 60 défis chirurgicaux qui transforment le party game en jeu d’adresse pure.

Et puis il y a le téléchargement DS, cette fonction magique qui permettait de jouer à huit avec une seule cartouche. Toute une génération a découvert le multijoueur local grâce à ça, dans un bus scolaire, avec le son coupé pour ne pas se faire repérer. Si tu veux prolonger le sujet, notre top 25 des jeux rétro multijoueurs replace Mario Kart DS dans la grande lignée des tueurs d’amitié.

2. The World Ends with You (2008) — Le RPG le plus stylé jamais produit

The World Ends with You (2008)
The World Ends with You (2008)

Square Enix aurait pu se contenter d’un Final Fantasy portable. À la place, le studio livre TWEWY : un action-RPG situé dans un Shibuya reconstitué au mètre près, avec une direction artistique street-wear signée Tetsuya Nomura et une bande-son hip-hop/rock de Takeharu Ishimoto qui n’a pas pris une ride.

Le système de combat, le Stride Cross Battle System, est probablement le truc le plus fou jamais tenté sur DS : tu contrôles Neku au stylet sur l’écran du bas pendant que tu contrôles son partenaire à la croix directionnelle sur l’écran du haut. Deux combats simultanés, deux cerveaux exigés. Au début tu galères. Après trois heures, tu es en transe.

Ajoute à ça les Pins (des centaines de badges à collectionner et faire évoluer), un système de marques vestimentaires avec des tendances qui évoluent par quartier, et un scénario sur le deuil et l’ouverture aux autres qui frappe encore plus fort à l’âge adulte. Un jeu qui n’aurait pu exister sur aucune autre machine.

3. Castlevania: Dawn of Sorrow (2005) — Le sommet du metroidvania portable

Koji Igarashi tenait sa formule depuis Symphony of the Night, et il l’a portée à son apogée sur DS. Dawn of Sorrow reprend le Tactical Soul System d’Aria of Sorrow : chaque ennemi vaincu peut lâcher son âme, que Soma absorbe pour en récupérer le pouvoir. Plus de 100 âmes différentes, donc autant de builds possibles.

Le pixel art est somptueux, le château labyrinthique est un modèle de level design, et la difficulté est parfaitement dosée. Seul reproche historique : les sceaux magiques à tracer au stylet pour achever les boss, une concession au gimmick tactile que les puristes détestent encore aujourd’hui. Honnête petite verrue sur un chef-d’œuvre.

À noter que la DS a hébergé trois Castlevania (Dawn of Sorrow, Portrait of Ruin, Order of Ecclesia), et que le troisième est sans doute le plus exigeant des trois. Un triptyque que peu de consoles peuvent revendiquer.

4. New Super Mario Bros. (2006) — Le retour du plombier en 2D

30,80 millions de ventes. Meilleure vente de la console, l’un des quinze jeux les plus vendus de l’histoire du médium. Et pourtant, c’est le jeu le plus « sage » de ce top.

Son mérite est historique : après quatorze ans sans nouveau Mario 2D original sur console (Super Mario World datait de 1990), Nintendo relance le genre avec un game feel millimétré, des sprites 3D sur des niveaux 2D, et deux idées géniales : le Méga Champignon qui transforme Mario en colosse capable de détruire les décors, et le Mini Champignon qui permet de courir sur l’eau et de se faufiler dans des tuyaux minuscules.

Ce n’est pas le Mario le plus audacieux. C’est le plus immédiatement satisfaisant. Celui qu’on tend à quelqu’un qui n’a jamais touché une DS, avec la certitude qu’il comprendra en dix secondes.

5. Pokémon Or HeartGold / Argent SoulSilver (2010) — Le meilleur remake de la saga

On les met volontairement au-dessus de Diamant/Perle et de Noir/Blanc, et on assume. HeartGold et SoulSilver sont les remakes de la deuxième génération, et ils offrent ce qu’aucun autre Pokémon n’a proposé depuis : deux régions complètes, Johto puis Kanto, seize badges, et un combat final contre Red au sommet du Mont Argenté qui reste l’un des grands moments de la série.

Le détail qui change tout : ton Pokémon de tête te suit à l’écran et réagit selon le lieu. C’est purement cosmétique, ça n’apporte rien au gameplay, et c’est pourtant ce qui rend ces versions si attachantes. Ajoute le Pokéwalker, un podomètre fourni dans la boîte qui permettait d’emmener un Pokémon en promenade pour gagner de l’expérience — un accessoire qui explique aujourd’hui la flambée des prix des versions complètes.

Notre top 10 des meilleurs jeux Pokémon rétro détaille l’évolution de la saga génération par génération, si tu veux comparer avant d’investir.

6. Professeur Layton et l’Étrange Village (2008) — L’élégance faite jeu

Level-5 crée un genre à lui seul : le jeu d’énigmes narratif. Plus de 130 casse-têtes signés Akira Tago, le maître japonais du puzzle logique, sertis dans une aventure à l’esthétique franco-britannique magnifique, avec des cinématiques animées par Production I.G et une musique à l’accordéon qui te reste dans la tête pendant des semaines.

Le vrai tour de force est structurel : les énigmes n’ont presque aucun rapport avec l’intrigue, et pourtant l’ensemble tient parfaitement. Le mystère du village de Saint-Mystère est raconté avec un sens du rythme rare, et le twist final vaut le détour.

C’est le jeu qui a fait acheter une DS à des dizaines de milliers de parents et grands-parents. À ce titre, il partage la responsabilité du succès de la console avec Nintendogs et le Programme d’entraînement cérébral du Dr Kawashima.

7. Chrono Trigger (2009) — Le J-RPG absolu, enfin en Europe

Fait historique trop peu connu : Chrono Trigger n’était jamais sorti officiellement en Europe avant cette version DS de 2009. Quinze ans après sa sortie Super Famicom, le monument de Hironobu Sakaguchi, Yuji Horii et Akira Toriyama débarquait enfin légalement chez nous.

Le portage est exemplaire : interface repensée pour le double écran, sous-titres, nouveaux donjons, arène de monstres, cinématiques animées conservées de la version PlayStation. Le jeu lui-même n’a pas bougé d’un pixel dans ce qui compte : système de combat sans transition d’écran, techniques combinées entre personnages, treize fins différentes selon le moment où tu affrontes Lavos, et un New Game+ qui a littéralement inventé le concept.

Si tu ne devais garder qu’un seul RPG sur DS, ce serait probablement celui-là. Et si tu veux replacer ce genre de monument dans une perspective plus large, jette un œil à notre top 30 des meilleurs jeux vidéo de tous les temps.

8. The Legend of Zelda: Phantom Hourglass (2007) — Le pari du tout-tactile

Nintendo a fait un choix radical : Link se contrôle intégralement au stylet. Déplacements, attaques, boomerang tracé à la main, grappin, tout. Sur le papier, c’est une hérésie. En pratique, ça fonctionne étonnamment bien, et ça rend le jeu accessible à n’importe qui.

Suite directe de Wind Waker, Phantom Hourglass conserve le cel-shading, le bateau et l’exploration maritime. Le Temple du Roi des Mers, à refaire partiellement à chaque progression, divise encore les fans — brillante idée de structure ou corvée répétitive, le débat n’est pas tranché.

Mais on retient surtout cette énigme. Celle où le jeu te demande de reporter un symbole d’un écran à l’autre, et où la seule solution est de fermer physiquement la console pour que l’écran du haut « imprime » sa carte sur celui du bas. Le genre de moment qu’un jeu ne peut offrir que sur DS, et que la Nintendo 64 ou la GameCube n’auraient jamais pu imaginer.

9. Ghost Trick : Détective Fantôme (2011) — Le chef-d’œuvre que personne n’a acheté

Ghost Trick Détective Fantôme (2011)
Ghost Trick Détective Fantôme (2011)

Shu Takumi, le créateur d’Ace Attorney, s’offre une récréation. Tu incarnes Sissel, un mort qui ne sait plus qui il est, capable de posséder les objets inanimés et de remonter le temps de quatre minutes avant chaque décès pour l’empêcher.

Le résultat est un puzzle game narratif d’une intelligence rare, porté par une animation en rotoscopie absolument sublime — chaque personnage bouge avec une fluidité qu’aucun autre jeu DS n’approche. Et une intrigue qui s’emboîte comme un mécanisme d’horlogerie sur les dix dernières heures.

Commercialement, ce fut un échec. Artistiquement, c’est l’un des sommets de la machine. Le portage Switch/PC de 2023 a réparé une partie de l’injustice, mais la version DS reste la plus belle, parce que le double écran fait partie du langage visuel du jeu.

10. Advance Wars: Dual Strike (2005) — La stratégie au tour par tour, en poche

Intelligent Systems — les gens derrière Fire Emblem — appliquent la formule Advance Wars au double écran. Deux terrains de bataille simultanés, des attaques Tag qui enchaînent deux commandants d’affilée, et une profondeur tactique qui tient en échec les meilleurs joueurs pendant des dizaines d’heures.

C’est le genre de jeu qu’on lance « pour dix minutes » et qu’on repose deux heures plus tard, en ayant raté son arrêt de métro. Attention toutefois : le rythme est lent, et si tu n’aimes pas réfléchir cinq minutes avant de déplacer une unité, passe ton chemin. Pour les autres, c’est la référence du tactical portable avant l’arrivée massive de Fire Emblem sur 3DS.

11. Mario & Luigi : Voyage au centre de Bowser (2009) — L’apogée d’AlphaDream

Le meilleur épisode de la trilogie DS, et probablement de toute la série. Le concept : tu joues alternativement les frères Mario à l’intérieur du corps de Bowser (écran du bas) et Bowser lui-même dans le monde extérieur (écran du haut), les actions des uns modifiant les capacités de l’autre.

L’écriture est hilarante — Bowser est enfin traité comme un personnage à part entière plutôt qu’un antagoniste de service — et le système de combat à timing (esquiver et contre-attaquer au bon moment) reste l’un des plus jouissifs du RPG japonais. Les combats de boss géants, joués console à la verticale, sont un pur moment de spectacle.

Metacritic lui accorde un 90/100, ce qui en fait l’un des jeux les mieux notés de la console. Mérité.

12. Phoenix Wright: Ace Attorney (2006) — « OBJECTION ! »

Techniquement un portage d’un jeu Game Boy Advance japonais de 2001, mais c’est la version DS qui a fait connaître la saga en Occident — et qui a ajouté une cinquième affaire inédite exploitant micro, stylet et écran tactile pour analyser les preuves.

Le principe : tu es avocat de la défense, tu enquêtes, puis tu contre-interroges les témoins au tribunal en repérant la contradiction entre leur déposition et les pièces du dossier. Hurler « OBJECTION ! » dans le micro de sa DS dans un train bondé fait partie du patrimoine immatériel du jeu vidéo.

Écriture drôle, personnages inoubliables, et une tension de fin d’affaire que très peu de jeux narratifs atteignent. La DS en accueillera quatre épisodes au total, tous recommandables.

13. GTA: Chinatown Wars (2009) — Le meilleur jeu DS selon la presse

Avec un 93/100 sur Metacritic, Chinatown Wars est statistiquement le jeu le mieux noté de toute la ludothèque DS. Rockstar Leeds a fait un choix courageux : revenir à la vue du dessus des premiers GTA, en cel-shading, plutôt que de tenter une 3D ratée.

Tout ce qui pouvait exploiter le hardware l’a été : démarrer une voiture en forçant le boîtier de câbles au stylet, assembler un cocktail Molotov, souffler dans le micro… et un marché de la drogue dynamique avec des cours qui fluctuent selon les quartiers, qui transforme le jeu en simulateur de trading criminel étrangement addictif.

Commercialement, ce fut un flop retentissant. Rockstar avait visé un public adulte sur une machine perçue comme familiale. Erreur de casting, réussite artistique totale.

14. Elite Beat Agents (2007) — Le jeu de rythme le plus improbable

Adaptation occidentale d’Osu! Tatakae! Ouendan, un jeu japonais où une escouade de pom-pom boys encourage des gens en détresse. Version internationale : des agents secrets en costard qui dansent pour sauver la mise à des inconnus, sur des reprises de Queen, Avril Lavigne, Deep Purple ou The Jackson 5.

Le gameplay est d’une pureté absolue : tapoter des cercles numérotés au stylet en rythme, tracer des trajectoires, faire tourner une roue. Simple à décrire, brutalement exigeant en difficulté maximale.

Et puis il y a le niveau. Celui sur « You’re the Inspiration », où une petite fille attend son père mort. Aucun jeu de rythme n’a jamais fait pleurer autant de monde. Sorti en Europe en juillet 2007, uniquement en anglais — un détail à connaître avant d’acheter.

15. Animal Crossing: Wild World (2005) — Le temps réel comme mécanique

11,75 millions de ventes et l’épisode qui a fait basculer la série dans le mainstream mondial. Wild World reprend l’horloge interne en temps réel du GameCube — ton village vit quand tu ne joues pas, les saisons défilent, les habitants déménagent si tu disparais trop longtemps — mais y ajoute la connexion Wi-Fi pour visiter le village de tes amis.

Le côté portable change tout. Passer cinq minutes à pêcher pendant une pause, planter un arbre le matin, revenir le soir : Animal Crossing devient un compagnon quotidien plutôt qu’un jeu qu’on lance. C’est exactement la formule que Nintendo réutilisera quinze ans plus tard sur Switch, à l’identique.

16. Kirby : Le Pinceau du Pouvoir (2005) — Le stylet comme unique contrôleur

Kirby Le Pinceau du Pouvoir (2005)
Kirby Le Pinceau du Pouvoir (2005)

HAL Laboratory ose l’impensable : tu ne contrôles pas Kirby directement. Transformé en boule roulante, il avance tout seul ; tu traces des arcs-en-ciel au stylet pour créer des rampes, des murs, des trajectoires, et tu le tapotes pour l’accélérer.

Ce n’est pas un gimmick collé sur un jeu de plateforme classique. C’est un jeu entièrement pensé autour du tactile, avec un level design conçu pour cette contrainte, une direction artistique pastel superbe et une difficulté qui grimpe sérieusement dans les derniers mondes.

Avec Elite Beat Agents et Phantom Hourglass, il forme le trio des jeux qui justifient à eux seuls l’existence de l’écran tactile.

17. Metroid Prime Hunters (2006) — Un FPS crédible sur portable

Faire un jeu de tir à la première personne sur une machine avec une seule croix directionnelle et pas de second stick, en 2006, relevait de la folie. Nintendo Software Technology y est parvenu : déplacement à la croix, visée au stylet sur l’écran tactile, saut par tapotement. La prise en main est étrange les dix premières minutes, redoutablement précise ensuite (et destructrice pour le pouce gauche sur la durée — les cals de l’époque étaient réels).

Le solo est correct sans plus, mais le multijoueur en ligne, avec ses sept chasseurs de primes aux armes et morphologies distinctes, était bluffant pour l’époque. C’est le jeu qui prouvait que la DS n’était pas qu’une machine à mini-jeux tactiles.

18. Dragon Quest IX : Les Sentinelles du firmament (2010) — Le phénomène social japonais

Dragon Quest IX
Dragon Quest IX

Plus de 4 millions d’exemplaires vendus au Japon en quelques semaines, et un phénomène de société : le Mode Tag, qui échangeait automatiquement des données entre deux DS croisées dans la rue, a provoqué des rassemblements spontanés dans les quartiers d’Akihabara et Shibuya. Nintendo venait d’inventer le StreetPass sans le nommer.

Le jeu lui-même est un Dragon Quest classique et généreux : création de personnage complète, système de vocations avec changement de classe, coopération locale à quatre joueurs sur la même aventure, et des centaines d’heures de contenu post-générique via les cartes au trésor.

C’est le seul épisode principal de la saga à avoir été pensé nativement pour le multijoueur. Un cas unique dans une série vieille de quarante ans.

19. Super Mario 64 DS (2005) — Le portage qui devient un autre jeu

Jeu de lancement de la console, 11,06 millions de ventes. Ce n’est pas un simple portage : Nintendo ajoute quatre personnages jouables (Yoshi, Mario, Luigi, Wario, chacun avec ses capacités propres), fait passer le total de 120 à 150 étoiles, refait tous les modèles et textures, et greffe une trentaine de mini-jeux au stylet.

Le seul vrai défaut, et il est de taille : l’absence de stick analogique. Contrôler Mario à la croix directionnelle dans un jeu de plateforme 3D conçu pour un stick, c’est une frustration permanente. Le mode « marche lente » compense partiellement, sans convaincre.

Reste que c’est une porte d’entrée formidable vers la 3D de l’ère Nintendo 64. Pour la version originale et le reste du catalogue de la machine, notre top 30 des meilleurs jeux Nintendo 64 fait le tour complet de la question.

20. Rhythm Paradise (2009) — La perfection minimaliste

Produit par Tsunku, producteur musical japonais star (Morning Musume), Rhythm Paradise ne demande qu’une chose : appuyer, glisser, en rythme. Pas de flèches à suivre, pas de partition défilante. Tu joues à l’oreille. C’est tout.

Cinquante mini-jeux absurdes — jongler avec des balles, tondre des moutons de l’espace, jouer au badminton avec un extraterrestre — d’une exigence rythmique redoutable et d’une inventivité graphique désarmante. La bande-son est un bonbon.

C’est le jeu qu’on montre pour prouver qu’un game design peut être totalement dépouillé et absolument génial. Vingt secondes pour comprendre, vingt heures pour maîtriser.

Mentions honorables : la DS a trop de bons jeux

Un top 20 sur cette console, c’est une amputation. Voici ce qui aurait pu y figurer :

  • Pokémon Diamant / Perle / Platine — la génération 4, charnière et adorée
  • Nintendogs — 23,96 millions de ventes, deuxième meilleure vente de la machine
  • Programme d’entraînement cérébral du Dr Kawashima — 19,01 millions, le jeu qui a vendu la DS aux adultes
  • Hotel Dusk: Room 215 — polar en noir et blanc, console tenue à la verticale comme un livre
  • Meteos — le puzzle de Masahiro Sakurai, plus profond que Tetris
  • Picross DS — la drogue dure du logigramme
  • Sonic Rush — le meilleur Sonic 2D post-Mega Drive, sans discussion
  • Etrian Odyssey — dungeon crawler old-school où tu dessines ta propre carte au stylet
  • Contra 4 — run & gun sur deux écrans, difficulté sadique assumée
  • The Legend of Zelda: Spirit Tracks — la suite de Phantom Hourglass, en train
  • Scribblenauts — écris n’importe quel mot, il apparaît dans le jeu
  • Trauma Center: Under the Knife — chirurgien au stylet, stress garanti

Quel jeu DS pour quel profil de joueur ?

Ton profilNos recommandationsPourquoi
Nostalgique presséNew Super Mario Bros., Mario Kart DS, Super Mario 64 DSPlaisir immédiat, aucune courbe d’apprentissage
Amateur de RPGChrono Trigger, Dragon Quest IX, The World Ends with You40 à 100 h de contenu chacun
Lecteur / narratifGhost Trick, Phoenix Wright, Hotel DuskScénarios millimétrés, peu d’exigence technique
Joueur exigeantCastlevania: Dawn of Sorrow, Contra 4, Advance WarsDifficulté réelle, systèmes profonds
Curieux de game designKirby Pinceau du Pouvoir, Elite Beat Agents, Rhythm ParadiseConcepts impossibles ailleurs
En famille / débutantProfesseur Layton, Animal Crossing, NintendogsRythme doux, zéro échec punitif
CollectionneurPokémon HeartGold complet, Ghost Trick, TWEWYForte valeur, tirages limités

Cote de collection : ce que valent les cartouches DS en 2026

Le marché de l’occasion DS a explosé depuis 2020. Les données agrégées par Price Charting montrent une progression continue sur les titres cultes à faible tirage. Voici des ordres de grandeur observés sur le marché PAL français, à titre indicatif — les prix bougent vite et varient selon l’état de la boîte et la présence de la notice.

Jeu (version PAL)LooseComplet en boîte
New Super Mario Bros.15 – 25 €30 – 45 €
Mario Kart DS15 – 25 €30 – 45 €
Castlevania: Dawn of Sorrow25 – 40 €50 – 90 €
The World Ends with You25 – 45 €55 – 90 €
Chrono Trigger40 – 65 €80 – 130 €
GTA: Chinatown Wars20 – 35 €40 – 65 €
Ghost Trick45 – 75 €90 – 160 €
Pokémon HeartGold / SoulSilver60 – 110 €150 – 300 € (avec Pokéwalker)

Deux avertissements sérieux avant de sortir la carte bleue.

Le premier : la DS est la console la plus contrefaite de l’histoire. Les faux Pokémon circulent massivement, y compris sur des plateformes réputées. Les signes qui doivent t’alerter : une vis à l’arrière de la cartouche (les cartes officielles Nintendo n’en ont pas), une étiquette dont les couleurs bavent ou dont la police diffère légèrement, un poids anormalement léger, le mot « Nintendo » mal moulé dans le plastique. Le test décisif reste la sauvegarde : beaucoup de contrefaçons perdent la partie à l’extinction, ou ne sauvegardent pas du tout.

Le second : la pile de sauvegarde. Les jeux Pokémon DS utilisent de la mémoire flash et ne dépendent pas d’une pile comme sur Game Boy, mais l’horloge interne de certains titres (Pokémon, Animal Crossing) peut être affectée sur les cartouches très anciennes. Vérifie que les événements liés au temps fonctionnent avant de valider un achat coûteux.

Si le sujet de la valeur des machines rétro t’intéresse, notre article sur les consoles qui valent le plus d’argent aujourd’hui complète bien cette section, et notre top 50 des jeux vidéo les plus vendus donne du contexte sur les tirages.

Comment rejouer aux meilleurs jeux DS en 2026 ?

Soyons honnêtes : la Nintendo DS est l’une des plateformes les plus difficiles à émuler correctement, et ça n’a rien à voir avec la puissance. Le problème, ce sont les deux écrans et le tactile. Sur un appareil à écran unique, il faut choisir un agencement (écrans empilés, côte à côte, ou un seul écran affiché) et remplacer le stylet par un pointeur. Ça fonctionne, mais ce n’est jamais aussi confortable que le matériel d’origine.

Trois routes s’offrent à toi, avec leurs compromis :

  • La DS d’origine (DS Lite de préférence) — l’expérience authentique, écran rétroéclairé réglable, compatibilité Game Boy Advance via le port cartouche. Le meilleur choix pour le tactile pur. Reste à trouver les cartouches.
  • L’émulation sur PC — les émulateurs modernes gèrent bien le double écran et la souris fait un stylet acceptable. C’est la solution la plus confortable pour les jeux tactiles exigeants. Notre guide des meilleurs émulateurs rétrogaming détaille les configurations qui fonctionnent réellement.
  • Une console rétro multi-systèmes — pratique, immédiate, mais à choisir en connaissance de cause selon les plateformes que tu vises vraiment.

Chez Astra Retrogaming, on préfère être clair sur ce que fait chaque machine plutôt que de promettre l’impossible. Si ton objectif est de couvrir tout l’écosystème Nintendo portable — Game Boy, Game Boy Color, Game Boy Advance — et de retrouver les ancêtres directs des jeux de ce classement, l’Astra-Pocket et l’Astra-Gameboy font exactement ce travail, écran en main, sans installation. Pour jouer sur la TV avec ta bibliothèque rétro complète, l’Astra-Heroes et sa clé HDMI cousine l’Astra-Mini couvrent de la NES à la PS2. Et si tu veux la configuration la plus souple pour émuler les systèmes délicats comme la DS, c’est du côté PC qu’il faut regarder, avec l’Astra-Revolut, son disque de 500 Go et LaunchBox préinstallé.

Le bon réflexe : définir d’abord les plateformes que tu veux vraiment jouer, ensuite choisir la machine. Pas l’inverse. Notre boutique retrogaming est classée par usage justement pour ça.

D’autres classements à explorer sur le blog

Pour continuer le voyage dans les grandes ludothèques :

Le mot de la fin

La Nintendo DS n’était pas la console la plus puissante de sa génération. Elle était la plus libre. Deux écrans mal définis, un stylet en plastique et une industrie qui n’y croyait pas : c’est exactement ce cocktail qui a permis à Ghost Trick, à The World Ends with You, à Elite Beat Agents et à Kirby : Le Pinceau du Pouvoir d’exister. Aucun comité marketing n’aurait validé ces jeux sur une machine « sérieuse ».

Aujourd’hui, on a des portables capables de faire tourner des jeux AAA dans la poche. On n’a plus grand-chose qui ressemble à un studio qui prend un risque absurde parce que le hardware l’y invite. C’est ça, la vraie nostalgie de la DS — pas les pixels, l’audace.

Rejouer à tout ce classement

Vous avez lu ce classement. Il tient dans une boîte.

Consoles plug & play, jeux préinstallés, entreprise française, garantie 2 ans.

Astra-Pulse
Astra-Pulse
Clé HDMI, 50 000 jeux, 2 manettes sans fil.
59,90 € 99,90 €
Voir la Pulse
Astra-Heroes
Astra-Heroes
50 000 jeux de la NES à la PS2, 2 manettes incluses.
179,00 € 249,00 €
Voir la Heroes
✓ Livraison offerte✓ Garantie 2 ans✓ Expédié depuis la France✓ +14 000 avis
0
    Votre panier est vide
    Astra-Heroes
    Avant de continuer

    Tous ces jeux, déjà installés dans une console

    50 000 jeux de la NES à la PS2, 2 manettes, un câble HDMI. Vous branchez, vous jouez.
    ★ 4,7/5 · +14 000 avisGarantie 2 ansLivraison offerte
    179 €249 €-28 %