Les meilleurs compagnons et sidekicks du retrogaming sont Tails, Luigi, Yoshi, Diddy Kong, Navi, Rush et Pikachu, ces acolytes fidèles qui ont accompagné les héros de nos enfances sur NES, Mega Drive, Super Nintendo et PlayStation. Un bon sidekick, c’est le deuxième joystick de la manette, l’épaule sur laquelle le héros s’appuie, et souvent le personnage que l’on préfère secrètement au protagoniste principal.
Dans l’âge d’or du jeu vidéo, le compagnon n’était pas un simple figurant. Il débloquait des capacités, servait de joueur 2 en coopération, guidait le joueur perdu ou absorbait les coups à sa place. Certains sont devenus plus célèbres que leur héros, d’autres ont carrément décroché leur propre saga. Tous ont marqué le pixel de leur présence rassurante.
Voici notre classement ultime et assumé des 15 acolytes les plus mémorables de l’histoire du jeu rétro. Pour les retrouver tous au même endroit, une bonne console retrogaming fait office de machine à remonter le temps. Prépare-toi à une sacrée dose de nostalgie.
À quoi sert vraiment un bon compagnon dans un jeu rétro
Le compagnon idéal remplit au moins une de ces fonctions : la coopération (un deuxième joueur pour partager l’aventure), le gameplay (une capacité que le héros n’a pas), la narration (un guide ou un confident) ou tout simplement le charme. Les meilleurs cumulent plusieurs de ces rôles.
À l’époque 8 et 16 bits, intégrer un sidekick était aussi un défi technique. Afficher un second personnage à l’écran, gérer son intelligence artificielle ou ses animations supplémentaires coûtait cher en ressources. Quand un studio y parvenait avec élégance, le résultat marquait durablement les esprits. C’est tout l’art du character design rétro : donner vie à un acolyte attachant avec une poignée de pixels.
Le classement des 15 meilleurs compagnons et sidekicks

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Voici le tableau récapitulatif de notre Top 15 avant les portraits détaillés :
| Rang | Compagnon | Jeu / Saga | Année | Éditeur |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Tails | Sonic the Hedgehog 2 | 1992 | Sega |
| 2 | Luigi | Super Mario Bros. | 1983 | Nintendo |
| 3 | Yoshi | Super Mario World | 1990 | Nintendo |
| 4 | Diddy Kong | Donkey Kong Country | 1994 | Rare / Nintendo |
| 5 | Pikachu | Pokémon Jaune | 1998 | Game Freak / Nintendo |
| 6 | Navi | Zelda: Ocarina of Time | 1998 | Nintendo |
| 7 | Rush | Mega Man 3 | 1990 | Capcom |
| 8 | Kazooie | Banjo-Kazooie | 1998 | Rare / Nintendo |
| 9 | Epona | Zelda: Ocarina of Time | 1998 | Nintendo |
| 10 | Falco Lombardi | Star Fox | 1993 | Nintendo |
| 11 | Sparx | Spyro the Dragon | 1998 | Insomniac / Sony |
| 12 | Le chien de Duck Hunt | Duck Hunt | 1985 | Nintendo |
| 13 | Dixie Kong | Donkey Kong Country 2 | 1995 | Rare / Nintendo |
| 14 | Red XIII (Nanaki) | Final Fantasy VII | 1997 | Square |
| 15 | Ebisumaru | Ganbare Goemon | 1991 | Konami |
1. Tails — l’acolyte qui vole de ses propres ailes
Impossible de commencer ailleurs. Miles « Tails » Prower, le renard à deux queues, débarque dans Sonic the Hedgehog 2 en 1992 sur Mega Drive et devient instantanément le sidekick le plus iconique de Sega. Capable de voler grâce à ses queues en hélice, il sert de joueur 2 et peut suivre Sonic dans toutes ses courses effrénées.
Ce qui rend Tails génial, c’est son évolution : simple suiveur au départ, il décroche ses propres jeux (Tails’ Skypatrol, Tails Adventure) et devient un pilote et mécanicien de génie. Pour (re)découvrir ses débuts, notre top des meilleurs jeux Mega Drive lui réserve une place de choix.
2. Luigi — l’éternel frère de l’ombre

Le plus célèbre sidekick de l’histoire reste sans doute Luigi, le frère de Mario, apparu dès Mario Bros. en 1983. Vêtu de vert, plus grand, plus maladroit et doté d’un saut plus flottant, il incarne le joueur 2 par excellence depuis quatre décennies.
Longtemps relégué au second plan, Luigi a fini par obtenir sa revanche avec sa propre franchise Luigi’s Mansion. Son statut de « deuxième » assumé en fait un personnage profondément attachant. Mario et Luigi trustent d’ailleurs les premières places de notre classement des meilleurs jeux vidéo de tous les temps.
3. Yoshi — la monture devenue star
Introduit dans Super Mario World (1990) sur Super Nintendo, Yoshi est le compagnon-monture ultime. Ce dinosaure vert avale les ennemis avec sa longue langue, les transforme en œufs à lancer, et offre à Mario un saut supplémentaire salvateur en plein vide.
Son charisme a été tel qu’il a rapidement volé la vedette à son cavalier : Yoshi’s Island, Yoshi’s Story et des dizaines de spin-offs en ont fait une véritable mascotte. Rare sont les sidekicks à avoir aussi bien réussi leur émancipation.
4. Diddy Kong — l’agilité au service du roi
Dans Donkey Kong Country (1994), le studio Rare offre à Donkey Kong un partenaire inoubliable : Diddy Kong. Plus petit, plus rapide, capable de bonds acrobatiques, il complète parfaitement la puissance brute de son aîné. On passe de l’un à l’autre d’une simple pression, et la coopération à deux joueurs est un régal.
Le travail de modélisation précalculée de Rare a bluffé toute une génération sur une cartouche 16 bits. Diddy, c’est la preuve qu’un sidekick bien pensé peut porter un jeu entier.
5. Pikachu — le compagnon qui refuse sa Poké Ball
Dans Pokémon Jaune (1998), Pikachu n’est pas qu’un monstre de poche parmi 150 : il suit le joueur en dehors de sa Poké Ball et réagit à ses choix par des mimiques, inspiré du dessin animé. C’est l’un des premiers compagnons à exprimer une véritable personnalité à l’écran.
Selon les données publiées par The Pokémon Company, Pokémon est aujourd’hui l’une des licences les plus rentables de l’histoire du divertissement, et Pikachu en est le visage mondial. Son ascension rejoint celle des titres de notre top 50 des jeux vidéo les plus vendus.
6. Navi — le guide qu’on adore détester
« Hey ! Listen ! » Navi, la fée bleue de The Legend of Zelda: Ocarina of Time (1998), est le compagnon le plus clivant de cette liste. Guide infatigable de Link, elle signale les ennemis, met en surbrillance les éléments interactifs et explique les énigmes.
Ses interruptions répétées ont nourri des années de mèmes, mais Navi reste une innovation majeure du game design : elle a posé les bases du système d’aide et de ciblage automatique repris par d’innombrables jeux d’aventure 3D. On aime la détester, mais on ne l’oublie jamais.
7. Rush — le meilleur ami robotique de Mega Man
Rush, le chien-robot de Mega Man 3 (1990), est le sidekick le plus polyvalent de l’univers Capcom. Il se transforme en ressort (Rush Coil), en jet (Rush Jet) ou en sous-marin selon les besoins, offrant à Mega Man une mobilité inédite.
Fidèle, utile et jamais envahissant, Rush incarne le compagnon-outil parfait. Il a traversé des dizaines d’épisodes sans jamais perdre de son utilité, preuve d’un concept de départ remarquablement solide.
8. Kazooie — l’oiseau dans le sac à dos
Le duo Banjo-Kazooie (1998) de Rare repose entièrement sur la complémentarité de ses deux héros. Kazooie, l’oiseau rouge logé dans le sac à dos de l’ours Banjo, apporte vitesse, vol, œufs à tirer et répliques acides. Sans elle, Banjo ne serait qu’un ours pataud.
Ce gameplay à deux corps en un était d’une fluidité exemplaire sur Nintendo 64. Kazooie prouve qu’un sidekick peut être indissociable du héros au point de donner son nom au jeu.
9. Epona — la fidèle monture de Link

Toujours dans Ocarina of Time, Epona mérite sa place parmi les meilleurs compagnons. Cette jument accourt dès que Link joue la mélodie qui lui est dédiée, et offre une liberté de déplacement révolutionnaire dans la plaine d’Hyrule.
Au-delà de l’utilité, Epona crée un véritable lien émotionnel : l’apprivoiser, la faire sauter par-dessus les barrières, la rappeler d’un coup d’ocarina. Peu de montures de jeu vidéo ont inspiré autant d’attachement.
10. Falco Lombardi — l’ailier au sale caractère
Dans Star Fox (1993), premier jeu à exploiter la puce Super FX pour afficher de la 3D polygonale sur Super Nintendo, l’escadron de Fox McCloud compte sur Falco Lombardi. Ce faucon arrogant mais surdoué au pilotage lance des répliques cultes et appelle à l’aide dans les moments critiques.
Falco incarne le sidekick « rival-ami », celui dont le caractère tranche avec la droiture du héros. Un archétype repris mille fois depuis.
11. Sparx — la libellule qui te sauve la vie
Dans Spyro the Dragon (1998) sur PlayStation, Sparx la libellule dorée suit le petit dragon partout. Son génie : c’est une jauge de vie vivante. Dorée, elle indique la pleine santé ; bleue, puis verte, puis absente à mesure que Spyro encaisse les coups.
Ce système de santé incarné par un compagnon était brillant de lisibilité, sans la moindre interface à l’écran. Sparx, c’est le sidekick utilitaire le plus élégant de l’ère PS1.
12. Le chien de Duck Hunt — l’acolyte le plus insolent
Mention spéciale pour le chien de Duck Hunt (1985), le compagnon le plus mémorable malgré son absence totale d’utilité. Ce beagle rapporte les canards abattus au pistolet Zapper… mais surtout, il se moque ouvertement du joueur à chaque tir manqué, en ricanant derrière les buissons.
Ce rire narquois a traumatisé toute une génération de joueurs NES. La preuve qu’un sidekick marquant n’a pas toujours besoin d’être gentil.
13. Dixie Kong — l’héroïne à la queue-hélicoptère
Dans Donkey Kong Country 2 (1995), Rare confie le premier rôle à Dixie Kong. Sa queue de cheval blonde lui sert d’hélicoptère pour planer au-dessus des précipices, une capacité qui transforme l’approche des niveaux.
Dixie est l’un des premiers sidekicks féminins véritablement jouables et performants du jeu de plateforme. Un personnage en avance sur son temps, et toujours aussi plaisant à prendre en main.
14. Red XIII (Nanaki) — le compagnon le plus noble
Dans Final Fantasy VII (1997), Red XIII, de son vrai nom Nanaki, rejoint l’équipe de Cloud. Cette créature mi-loup mi-lion, à la queue enflammée et au langage étonnamment raffiné, est l’un des compagnons de JRPG les plus attachants de l’ère 32 bits.
Loyal, sage et porteur d’une quête personnelle émouvante sur son peuple disparu, Nanaki dépasse largement le statut de simple membre d’équipe. Il incarne toute la richesse narrative que le RPG japonais atteignait en fin d’ère rétro.
15. Ebisumaru — le sidekick déjanté de Goemon

On termine avec une pépite pour connaisseurs : Ebisumaru, le compagnon rondouillard de la saga Ganbare Goemon de Konami. Dans ces jeux d’action-aventure déjantés, ce ninja farfelu accompagne Goemon en coopération avec un humour typiquement japonais.
Longtemps resté confidentiel en Occident, Ebisumaru illustre tout le charme des sidekicks de l’écurie Konami, maître du jeu à deux joueurs. Ce type d’aventure partagée est au cœur de notre sélection des meilleurs jeux rétro multijoueurs toujours cultes.
Comparatif : quel compagnon pour quel style de jeu ?
Tous les sidekicks ne jouent pas le même rôle. Voici un guide rapide pour t’y retrouver :
| Rôle du compagnon | Exemples | Apport principal |
|---|---|---|
| Joueur 2 / coopération | Tails, Luigi, Ebisumaru | Partager l’aventure |
| Capacité de gameplay | Yoshi, Rush, Kazooie | Débloquer des mouvements |
| Guide narratif | Navi, Epona | Orienter le joueur |
| Jauge / utilitaire | Sparx | Lisibilité à l’écran |
| Membre d’équipe RPG | Red XIII, Pikachu | Profondeur et attachement |
Ces acolytes qui ont marqué l’industrie
Les meilleurs compagnons ont souvent eu un impact commercial supérieur à celui de leur héros. Selon les analyses de l’Entertainment Software Association, la fidélisation du joueur passe largement par l’attachement émotionnel aux personnages — et le sidekick en est le vecteur idéal.
Plusieurs d’entre eux ont décroché leur propre franchise : Yoshi, Luigi, Tails ou Banjo-Kazooie ont généré à eux seuls des dizaines de millions de ventes. Un bon acolyte peut aider à transformer un jeu en saga durable : il crée l’affection, justifie les suites et élargit l’univers. Ces dynamiques rejoignent celles observées dans notre top 30 des meilleurs jeux vidéo de tous les temps.
Rejouer avec ses compagnons préférés aujourd’hui
Bonne nouvelle : tous ces duos légendaires sont encore accessibles, à condition de choisir le bon matériel. Plusieurs options existent :
- Les consoles plug & play : la solution la plus simple pour rebrancher et jouer à deux immédiatement
- Les émulateurs sur PC : précision maximale, mais configuration plus technique (notre guide des meilleurs émulateurs rétrogaming explique tout)
- Les consoles rétro tout-en-un : des milliers de jeux préinstallés, idéales pour la coopération
- Les rééditions officielles sur les machines modernes
Chez Astra Retrogaming, notre console Astra-Core embarque plus de 23 000 jeux couvrant la quasi-totalité des titres cités ici, du NES à l’arcade, avec deux joysticks pour jouer en duo dès la sortie de la valise. Pour les collectionneurs, l’Astra-Heroes pousse jusqu’à 90 000 jeux, de la 8 bits aux classiques PlayStation 2. De quoi réunir Sonic et Tails, Mario et Yoshi, Banjo et Kazooie le même après-midi. Toute la boutique de consoles retro t’attend pour composer ton duo idéal.
Certains de ces jeux, dans leur version d’origine, sont devenus de véritables objets de collection : on t’explique lesquels dans notre dossier sur les consoles et jeux qui valent le plus d’argent.
D’autres classements à dévorer sur le blog
Si ce voyage aux côtés des meilleurs acolytes du retro gaming t’a plu, prolonge le plaisir avec ces lectures :
- Top 22 des meilleurs jeux d’arcade de tous les temps
- Top 30 des meilleurs jeux Mega Drive
- Top 30 des meilleurs jeux Atari
- Top 25 des meilleurs jeux rétro multijoueurs
- Les meilleurs remakes de jeux rétro
Les héros sauvent le monde, mais ce sont leurs compagnons qu’on n’oublie jamais. Tails, Yoshi, Pikachu, Navi : chacun a une petite place dans la mémoire collective, prête à se rallumer au premier « start ». Branche, invite un ami, et que la partie à deux commence.
Vous avez lu ce classement. Il tient dans une boîte.
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