Les meilleures fins de jeux rétro de tous les temps sont celles de Final Fantasy VII, Chrono Trigger, Metal Gear Solid, Super Metroid et Shadow of the Colossus : des conclusions qui ont fait pleurer, réfléchir ou applaudir des millions de joueurs, bien avant l’ère des cinématiques en 4K. À une époque où quelques pixels et une mélodie MIDI devaient suffire à bouleverser, ces génériques de fin ont atteint des sommets d’émotion que peu de productions modernes égalent.
Une grande fin, dans le retro gaming, c’est bien plus qu’une récompense. C’est le moment où des heures de galère, de game over et de persévérance se transforment en souvenir impérissable. Un twist, un sacrifice, une révélation, une simple phrase. Voici notre classement subjectif mais argumenté des quinze conclusions les plus marquantes de l’âge d’or du jeu vidéo.
⚠️ Attention : cet article contient forcément des spoilers. On parle de fins de jeux, difficile de faire autrement. Si tu n’as jamais terminé l’un des titres cités, saute son paragraphe et garde-toi la surprise.
Pourquoi les fins rétro nous marquent autant
À l’époque 8-bit et 16-bit, terminer un jeu relevait de l’exploit. Pas de sauvegarde automatique, pas de checkpoint tous les trois mètres, parfois pas de sauvegarde du tout. Atteindre le générique, c’était mériter sa récompense après des dizaines d’heures de souffrance. L’émotion de la fin était donc décuplée par l’effort.
Les développeurs l’avaient compris. Faute de pouvoir compter sur des graphismes réalistes, ils misaient tout sur l’écriture, la musique et le symbole. Une mélodie de fin bien composée pouvait graver une scène dans la mémoire pour la vie — un sujet que l’on creuse dans notre dossier sur les meilleures musiques de jeux rétro. Certaines fins jouaient aussi sur le twist : un retournement impossible avec les moyens de l’époque, qui frappait d’autant plus fort.
Pour situer le niveau d’exigence, rappelons que The Legend of Zelda: Ocarina of Time détient l’une des meilleures notes critiques de l’histoire sur Metacritic (99/100) — en grande partie grâce à sa conclusion doux-amère restée dans les annales. Quand une fin participe à faire d’un jeu une référence absolue, c’est qu’elle a tout compris.
Le tableau des 15 fins légendaires

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| Rang | Jeu | Année | Console d’origine | Type de fin |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Final Fantasy VII | 1997 | PlayStation | Ouverte / émotionnelle |
| 2 | Chrono Trigger | 1995 | Super Nintendo | 13 fins multiples |
| 3 | Metal Gear Solid | 1998 | PlayStation | Cinématographique |
| 4 | Shadow of the Colossus | 2005 | PlayStation 2 | Tragique |
| 5 | Super Metroid | 1994 | Super Nintendo | Sacrifice |
| 6 | EarthBound | 1994 | Super Nintendo | Méta / quatrième mur |
| 7 | Silent Hill 2 | 2001 | PlayStation 2 | Fins multiples |
| 8 | Final Fantasy VI | 1994 | Super Nintendo | Épopée finale |
| 9 | Zelda: Ocarina of Time | 1998 | Nintendo 64 | Doux-amère |
| 10 | Metroid | 1986 | NES | Révélation historique |
| 11 | Castlevania: SotN | 1997 | PlayStation | Boss caché |
| 12 | Resident Evil | 1996 | PlayStation | Fins conditionnelles |
| 13 | Half-Life | 1998 | PC | Le choix impossible |
| 14 | Super Mario Bros. | 1985 | NES | La délivrance |
| 15 | Majora’s Mask | 2000 | Nintendo 64 | Mélancolique |
1. Final Fantasy VII (1997) — L’adieu qui ne dit pas son nom
Après avoir vaincu Sephiroth, le joueur assiste à l’invocation de Holy et à l’affrontement final contre Météore. Puis l’écran coupe. Et ressurgit 500 ans plus tard : Red XIII, devenu père, court avec ses petits sur les ruines verdoyantes de Midgar. La planète a survécu. Mais les humains ?
Cette fin volontairement ambiguë a nourri des années de débats. Émouvante, silencieuse, ouverte, elle incarne tout le génie narratif de l’ère PlayStation. Pour tout savoir sur la saga, plonge dans notre panthéon des Final Fantasy rétro.
2. Chrono Trigger (1995) — Le roi des fins multiples

Comment classer un jeu qui propose treize fins différentes ? Chrono Trigger a popularisé le New Game + et récompense chaque façon de terminer l’aventure par une conclusion unique, de l’épilogue héroïque au clin d’œil déjanté dans la “salle des développeurs”.
Selon le magazine japonais Famitsu, référence absolue de la presse vidéoludique, Chrono Trigger fait partie du club très fermé des jeux notés 40/40. Ses fins multiples y sont pour beaucoup. Un chef-d’œuvre qui figure en bonne place dans notre top des meilleurs jeux SNES.
3. Metal Gear Solid (1998) — Le cinéma est entré dans la manette
La fin de Metal Gear Solid se mérite — et se décline. Selon que tu résistes ou non à la torture d’Ocelot, Meryl survit ou meurt, et c’est Otacon qui t’accompagne dans l’évasion. Dans les deux cas, la scène finale sur la motoneige, baignée de lumière, reste gravée.
Hideo Kojima y signe l’un des premiers finals réellement cinématographiques de l’histoire, codec compris. Les fans d’infiltration se régaleront de notre top des meilleurs Metal Gear.
4. Shadow of the Colossus (2005) — La plus belle tragédie du jeu vidéo
Tu as abattu seize colosses majestueux pour sauver une jeune fille. Et à la fin, tu découvres l’horrible vérité : tu étais le méchant depuis le début. Wander, corrompu, se transforme, le monde s’effondre, et Mono s’éveille dans un décor désertique d’une beauté déchirante.
Cette conclusion de la PS2 a redéfini ce qu’un jeu pouvait raconter. Mélancolie pure, sans un mot de trop. L’une des fins les plus citées quand on parle du jeu vidéo comme art.
5. Super Metroid (1994) — Le sacrifice qui brise le cœur
Pendant l’évasion finale, chronomètre impitoyable à l’écran, le bébé Metroid — cette créature que Samus avait épargnée — se sacrifie pour la sauver de Mother Brain. Puis explose. En pixels. Et pourtant, on pleure.
Super Metroid prouve qu’une cinématique muette de quelques secondes peut surpasser des heures de dialogues. Le timer qui s’égrène pendant la fuite ajoute une tension inoubliable. Un sommet de la Super Nintendo.
6. EarthBound (1994) — Quand le jeu te parle à toi
Le combat final contre Giygas est l’un des plus angoissants jamais conçus. Et la seule façon de vaincre cette horreur cosmique, c’est de… prier. Paula lance l’appel, et les prières de tous les personnages rencontrés — puis, dans un bris du quatrième mur glaçant, celles du joueur lui-même — finissent par l’emporter.
Cette fin méta, bien avant l’heure, a fait d’EarthBound un objet culte. Un classique qu’on retrouve dans notre sélection des meilleurs RPG rétro.
7. Silent Hill 2 (2001) — Et si c’était un chien ?
Silent Hill 2 propose plusieurs fins selon ton comportement, de la plus tragique (“In Water”) à la plus apaisée (“Leave”). James découvre la vérité insoutenable sur sa femme. Du grand horror psychologique.
Et puis il y a la “Dog Ending” : on révèle qu’un petit Shiba Inu tirait les ficelles depuis le début, assis devant une console. Cette fin absurde, devenue légende, offre une respiration géniale dans un jeu suffocant. Les amateurs de frissons adoreront notre top des meilleurs jeux d’horreur sur PS2.
8. Final Fantasy VI (1994) — L’épopée finale de 20 minutes
Après la chute de Kefka, le joueur vit l’une des séquences de fin les plus longues et les plus abouties de l’ère 16-bit : la fuite de la tour qui s’effondre, à bord du Falcon, chaque membre du groupe ayant droit à son moment de bravoure. Vingt minutes d’apothéose orchestrées par la musique de Nobuo Uematsu.
Pour beaucoup de puristes, c’est la plus belle fin de l’histoire de la Super Nintendo. Un argument difficile à contester.
9. Zelda: Ocarina of Time (1998) — Le prix de l’héroïsme

Après avoir vaincu Ganondorf, Link est renvoyé dans le temps par Zelda, perdant tout ce qu’il a vécu en tant qu’adulte. Il retrouve son enfance, mais les souvenirs, eux, ne reviendront pas. Une fin doux-amère qui questionne le sens même du sacrifice héroïque.
Cette conclusion mélancolique a largement contribué à faire d’Ocarina of Time une légende. Les fans de la saga retrouveront nos coups de cœur dans notre top des meilleurs jeux Zelda.
10. Metroid (1986) — La révélation qui a bousculé une industrie
Après avoir traversé Zebes, le joueur termine Metroid le plus vite possible pour débloquer la vraie fin. Le casque se retire. Et surprise totale pour les joueurs de 1986 : Samus Aran est une femme. À une époque où toutes les stars du pixel étaient masculines, le choc fut colossal.
Ce twist historique a ouvert la voie à des décennies de héros inattendus. L’une des fins les plus influentes jamais conçues, à redécouvrir parmi les meilleurs jeux NES.
11. Castlevania: Symphony of the Night (1997) — Le vrai combat caché
Beaucoup de joueurs ont cru terminer Symphony of the Night… avant de découvrir que ce n’était que la moitié du jeu. Le château inversé et le véritable affrontement contre Dracula n’apparaissent qu’à certaines conditions. La bonne fin exige de l’explorer entièrement.
Et la réplique de Dracula — “What is a man? A miserable little pile of secrets!” — est devenue culte. Un modèle de fin cachée, à savourer dans notre classement des jeux Castlevania.
12. Resident Evil (1996) — Chaque choix compte
Resident Evil premier du nom propose plusieurs fins selon les personnages que tu parviens à sauver et la rapidité de ta fuite. Le manoir s’autodétruit, l’hélicoptère décolle au dernier moment, et le rang obtenu dépend de toute ta partie.
Cette rejouabilité conditionnelle a posé les bases du survival-horror moderne. Un pionnier à (re)découvrir via notre dossier sur la saga Resident Evil.
13. Half-Life (1998) — Accepter ou refuser l’inconnu
Au terme de l’odyssée de Gordon Freeman, le mystérieux G-Man t’offre un choix : accepter de travailler pour lui, ou refuser et affronter une mort certaine. Pas de boss spectaculaire, pas de feu d’artifice — juste une décision glaçante qui a marqué l’histoire du FPS.
Cette fin énigmatique, sobre et dérangeante, a redéfini la narration dans le jeu de tir. Un électrochoc dont l’influence se ressent encore aujourd’hui.
14. Super Mario Bros. (1985) — La récompense la plus attendue
“Thank you Mario! But our princess is in another castle!” Combien de fois cette phrase a-t-elle brisé le cœur des joueurs de 1985 ? Après sept déceptions, atteindre enfin le vrai château et délivrer la Princesse Toadstool procurait une satisfaction immense.
Minimaliste, certes, mais historique. C’est la fin qui a installé le modèle “sauver la princesse” dans l’inconscient collectif du jeu vidéo. Un incontournable de notre top des meilleurs jeux vidéo d’avant 2000.
15. Majora’s Mask (2000) — La fin la plus triste de Hyrule

Plus sombre que n’importe quel autre Zelda, Majora’s Mask se conclut dans une mélancolie assumée. La lune menaçante est enfin détournée, le carnaval peut avoir lieu, mais tout le jeu baigne dans un sentiment de deuil et de temps qui s’échappe. “You’ve met with a terrible fate, haven’t you?”
Cette conclusion atypique en a fait un objet de fascination pour des générations de joueurs. La preuve qu’une fin n’a pas besoin d’être joyeuse pour être inoubliable.
Twist, tragédie ou triomphe : quelle fin te ressemble ?
Toutes ces conclusions ne jouent pas sur la même corde. Voici un petit guide pour t’y retrouver :
| Type d’émotion | Fins concernées | Ce qu’elles provoquent |
|---|---|---|
| Le twist qui assomme | Metroid, Shadow of the Colossus, EarthBound | Le choc total |
| La larme à l’œil | Super Metroid, Final Fantasy VII, Ocarina of Time | L’émotion pure |
| Le triomphe mérité | Super Mario Bros., Final Fantasy VI | La satisfaction |
| Le malaise durable | Silent Hill 2, Half-Life, Majora’s Mask | La réflexion |
| Le secret à débloquer | Chrono Trigger, Castlevania, Resident Evil | L’envie de recommencer |
Comment vivre (ou revivre) ces fins aujourd’hui ?
Beaucoup de ces conclusions se méritaient après des dizaines d’heures de jeu, sans possibilité de “sauter” la difficulté. Pour les redécouvrir sans galérer à retrouver une cartouche hors de prix, plusieurs solutions existent :
- Les rééditions et collections officielles sur Switch, PS5 et Xbox
- Les émulateurs sur PC, précis mais plus techniques à configurer
- Les consoles plug & play, la voie la plus directe pour brancher et jouer
Chez Astra Retrogaming, notre console retro gaming Astra-Heroes couvre de la NES à la PS2 : de quoi atteindre les génériques de Final Fantasy VII, Metal Gear Solid, Super Metroid ou Castlevania dans leurs versions d’origine, sans installation. Et pour ceux qui veulent toute la ludothèque de l’âge d’or sous la main, notre boutique de consoles rétro ou la valise Astra-Core remettent ces classiques à portée de manette.
D’autres classements à lire sur le blog
Pour prolonger le voyage dans la mémoire du pixel, on te recommande ces articles :
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- Les meilleurs jeux PS1
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Le mot de la fin
Les graphismes vieillissent, les consoles prennent la poussière, mais une grande fin, elle, ne s’efface jamais. Ce bébé Metroid qui explose, ce château qui s’effondre sous les pieds de Mario, ce chien assis derrière une console à Silent Hill — autant d’instants que 16 bits auront suffi à rendre éternels. La prochaine fois qu’un jeu te fera batailler pendant des heures, souviens-t’en : la vraie récompense, ce n’est pas le trophée. C’est l’écran noir, la musique qui monte, et cette émotion qu’aucune suite ne pourra jamais te reprendre.
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