Les meilleurs jeux Game Boy sont The Legend of Zelda: Link’s Awakening, Pokémon Rouge/Bleu, Tetris, Super Mario Land 2 et Metroid II: Return of Samus, cinq cartouches grises qui ont transformé une console monochrome à quatre nuances de vert en la machine portable la plus influente de l’histoire du jeu vidéo. Quarante ans plus tard, ces titres se jouent encore sans ride, et c’est bien là toute la magie du retro gaming.
La Game Boy n’était pas la plus puissante. En 1989, la Atari Lynx et la Sega Game Gear affichaient des couleurs, du rétroéclairage, des sprites plus gros. Nintendo, lui, a misé sur l’autonomie (30 heures sur quatre piles AA), la robustesse et surtout le catalogue. Résultat : selon les chiffres officiels publiés par Nintendo, la Game Boy et la Game Boy Color se sont écoulées à 118,69 millions d’exemplaires dans le monde. La concurrence, elle, a disparu.
Ce classement est subjectif mais argumenté. On a joué à ces jeux, on les a finis, certains nous ont fait rager sur un banc de cour de récré. On a mélangé la Game Boy originale (DMG) et la Game Boy Color, parce que dans les faits, la famille est la même : la GBC lit les cartouches DMG, et beaucoup de pépites monochromes ont trouvé leur version colorisée. Ici, pas de simple liste : pour chaque titre, le contexte historique, ce qui rend le gameplay encore pertinent aujourd’hui, et ce que ça vaut sur le marché de l’occasion.
Pourquoi la Game Boy reste la meilleure console portable de tous les temps
Le secret de la console portable de Nintendo tient en trois mots : contrainte, créativité, longévité. Un processeur Sharp LR35902 à 4,19 MHz, 8 Ko de RAM, un écran LCD 160×144 pixels en quatre niveaux de gris. Sur le papier, c’est ridicule, même pour 1989. Dans les mains des développeurs japonais, ça devient un terrain de jeu.
Cette limite a forcé les studios à travailler la lisibilité, le rythme et le format court. Un niveau de Super Mario Land se boucle en deux minutes. Une session de Tetris peut durer vingt secondes ou deux heures. C’est exactement ce qu’on appelle aujourd’hui du game design mobile — sauf que Nintendo l’a inventé trente ans avant les smartphones.
L’autre coup de génie, c’est le système de mappers MBC (Memory Bank Controller). Ces puces intégrées aux cartouches permettaient de dépasser les limites d’adressage de la console : le MBC5 utilisé sur Pokémon Or/Argent gérait jusqu’à 8 Mo de ROM, contre 32 Ko pour une cartouche basique. Concrètement, ça veut dire que les jeux de 1999 étaient techniquement hors de portée du hardware de 1989. La machine a grandi avec son catalogue.
Enfin, il y a le Câble Link. Ce simple fil gris a créé la première vraie économie sociale du jeu vidéo portable : échanger un Mackogneur contre un Kadabra, se battre en Tetris à deux, prêter sa cartouche à la récré. Si tu veux voir l’ampleur commerciale du phénomène, notre analyse du top 20 des jeux Game Boy les plus vendus donne les chiffres exacts, titre par titre.
Le classement des 20 meilleurs jeux Game Boy

Rejouez à ces classiques ce soir
Astra-Pulse · Clé HDMI, 50 000 jeux, 2 manettes sans fil.
Voici le tableau récapitulatif avant de plonger dans le détail de chaque entrée :
| Rang | Jeu | Année | Développeur | Genre | Support |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | The Legend of Zelda: Link’s Awakening | 1993 | Nintendo EAD | Action-aventure | GB / GBC (DX) |
| 2 | Pokémon Version Rouge & Bleue | 1996 / 1999 | Game Freak | RPG | GB |
| 3 | Tetris | 1989 | Nintendo / Bullet-Proof | Puzzle | GB |
| 4 | Super Mario Land 2: 6 Golden Coins | 1992 | Nintendo R&D1 | Plateforme | GB |
| 5 | Metroid II: Return of Samus | 1991 | Nintendo R&D1 | Metroidvania | GB |
| 6 | Pokémon Or & Argent | 1999 / 2001 | Game Freak | RPG | GBC |
| 7 | Zelda: Oracle of Seasons / Ages | 2001 | Capcom / Flagship | Action-aventure | GBC |
| 8 | Wario Land 3 | 2000 | Nintendo R&D1 | Plateforme | GBC |
| 9 | Donkey Kong (’94) | 1994 | Nintendo R&D1 | Puzzle-plateforme | GB / Super GB |
| 10 | Kirby’s Dream Land 2 | 1995 | HAL Laboratory | Plateforme | GB |
| 11 | Mega Man V | 1994 | Minakuchi Engineering | Action-plateforme | GB |
| 12 | Castlevania II: Belmont’s Revenge | 1991 | Konami | Action-plateforme | GB |
| 13 | Final Fantasy Adventure (Mystic Quest) | 1991 | Square | Action-RPG | GB |
| 14 | Shantae | 2002 | WayForward | Plateforme-aventure | GBC |
| 15 | Gargoyle’s Quest | 1990 | Capcom | Action-RPG | GB |
| 16 | Super Mario Land | 1989 | Nintendo R&D1 | Plateforme | GB |
| 17 | Pokémon Trading Card Game | 1998 | Hudson Soft | Jeu de cartes / RPG | GBC |
| 18 | Kid Icarus: Of Myths and Monsters | 1991 | Nintendo R&D1 | Plateforme | GB |
| 19 | Dr. Mario | 1990 | Nintendo R&D1 | Puzzle | GB |
| 20 | Mario Tennis | 2000 | Camelot | Sport-RPG | GBC |
1. The Legend of Zelda: Link’s Awakening (1993) — le chef-d’œuvre absolu
Le meilleur jeu Game Boy est aussi l’un des meilleurs Zelda tout court. Né d’un projet parallèle mené par des développeurs de Nintendo pendant leurs heures libres, Link’s Awakening abandonne Hyrule, la princesse et la Triforce pour raconter une histoire de naufrage sur l’île de Cocolint.
Ce qui frappe encore aujourd’hui, c’est la densité. Huit donjons, un overworld truffé de secrets, un système d’échange d’objets qui traverse toute la carte, des caméos improbables (Kirby, Yoshi, des Goombas). Et surtout une fin mélancolique, ambiguë, qui ne ressemble à aucun autre jeu Nintendo de l’époque. La version DX sortie sur Game Boy Color en 1998 ajoute un donjon exclusif et un mode photo.
Si Link’s Awakening t’intéresse dans son contexte plus large, notre top 5 des meilleurs jeux Zelda de tous les temps le replace face aux monuments de la saga.
2. Pokémon Version Rouge & Bleue (1996) — le séisme culturel
Techniquement, Pokémon Rouge/Bleu est un jeu mal codé. Le code source déborde de bugs, la RAM est saturée, le MissingNo. est littéralement un accident de programmation. Et pourtant : 31,38 millions d’exemplaires écoulés, une licence devenue la plus rentable du divertissement mondial, et une génération entière convertie au RPG.
Le génie de Satoshi Tajiri, c’est d’avoir compris que le Câble Link n’était pas un gadget mais le cœur du jeu. Impossible de compléter le Pokédex seul : il faut échanger, donc parler, donc jouer ensemble. Le multijoueur asynchrone avant l’heure.
Sorti en France seulement en octobre 1999, trois ans après le Japon. On a attendu, mais on a eu droit à une traduction soignée et à des noms français devenus cultes. Pour approfondir, notre top 10 des meilleurs jeux Pokémon déroule toute la généalogie de la série.
3. Tetris (1989) — le jeu parfait
35 millions de cartouches vendues. Tetris est le jeu le plus vendu de la console, et c’est logique : il était bundlé avec elle en Occident. Mais ce choix marketing de Nintendo a été le coup de maître du siècle.
Là où la version NES visait les enfants, la version Game Boy visait tout le monde. Des cadres en costume dans le métro de Tokyo, des mamans, des étudiants. Le thème A (le fameux « Korobeiniki ») est devenu la musique de jeu vidéo la plus reconnue de la planète.
Sur le plan pur du gameplay, la version GB reste d’une justesse redoutable : la gravité, le délai de verrouillage, la vitesse des niveaux, tout est calibré. Les compétiteurs du Classic Tetris World Championship jouent d’ailleurs encore sur les règles de cette époque.
4. Super Mario Land 2: 6 Golden Coins (1992) — la naissance de Wario
Le premier Super Mario Land était une curiosité. Le deuxième est un vrai grand Mario. Sprites deux fois plus gros, monde ouvert divisé en six zones explorables dans l’ordre qu’on veut, level design inventif (le niveau de la citrouille, la Zone Espace en gravité réduite, le Macro Zone où Mario devient minuscule).
Et surtout, c’est ici qu’apparaît Wario, l’antagoniste bouffi qui a squatté le château de Mario. Le personnage aura tellement de succès qu’il héritera de la série Wario Land dès l’année suivante. 11,18 millions de ventes pour ce qui reste l’un des platformers les plus généreux de la 8-bit portable.
5. Metroid II: Return of Samus (1991) — le noir et blanc au service de l’angoisse
Comment faire de l’exploration sur un écran de 160×144 pixels sans carte ? Réponse de Nintendo R&D1 : on transforme la contrainte en ambiance. Metroid II enferme Samus dans les tunnels de SR388 avec une mission simple et glaçante — exterminer une espèce entière.
Le compteur de Metroid restants qui descend, le silence des couloirs, les rares nappes sonores : le jeu est claustrophobe au sens propre. La séquence finale, avec le bébé Metroid, pose les bases émotionnelles de tout Super Metroid.
C’est un jeu exigeant, parfois labyrinthique, qui demande de la patience. Mais c’est aussi le premier vrai metroidvania portable de l’histoire.
6. Pokémon Or & Argent (1999) — la suite qui double la mise
Deuxième génération, et sans doute la plus ambitieuse de toute la série. Game Freak livre une région complète (Johto), 100 nouveaux Pokémon, un cycle jour/nuit géré par une horloge interne, les œufs, les types Acier et Ténèbres, les objets tenus… et une fois le générique passé, la région entière de Kanto en bonus.
Faire tenir deux jeux dans une cartouche Game Boy Color relevait de l’exploit technique pur. C’est le programmeur Satoru Iwata lui-même qui aurait retravaillé la compression des données pour y arriver. La version Cristal ajoutera ensuite les sprites animés et le choix du genre du dresseur.
7. Zelda: Oracle of Seasons / Oracle of Ages (2001) — le doublé de Capcom
Deux jeux, deux philosophies. Seasons mise sur l’action et la manipulation des quatre saisons pour modifier le décor. Ages mise sur la réflexion et les voyages dans le temps. Et surtout, un système de mots de passe relie les deux cartouches : finir l’un débloque du contenu et un vrai boss final dans l’autre.
Développés par Flagship sous supervision de Capcom (avec Yoshiki Okamoto à la production), ces deux titres prouvent qu’un studio externe pouvait manipuler la licence Zelda avec un immense respect. Techniquement, ce sont les plus beaux jeux de la Game Boy Color.
8. Wario Land 3 (2000) — l’anti-Mario génial
Wario ne peut pas mourir. Voilà l’idée de départ, et elle change tout. Au lieu de gérer des vies, le joueur gère des transformations : brûlé, il court sans contrôle ; électrocuté, il rétrécit ; écrasé, il devient un ressort. Chaque « échec » devient un outil de progression.
Wario Land 3 est en réalité un metroidvania déguisé en platformer, avec un monde qui s’ouvre progressivement et des niveaux à revisiter quatre fois selon les capacités acquises. Une des structures les plus intelligentes jamais vues sur portable, et l’un des jeux les plus sous-estimés de ce classement.
9. Donkey Kong ’94 (1994) — le remake devenu monument
Il commence comme un portage des quatre niveaux de l’arcade de 1981. Puis, une fois terminé, le jeu explose : 97 niveaux supplémentaires, une mécanique de puzzle-plateforme avec clés et portes, un Mario capable de faire le poirier, des saltos arrière, des triples sauts.
Ce n’est plus Donkey Kong, c’est le brouillon génial de Mario vs. Donkey Kong. C’est aussi le tout premier jeu compatible Super Game Boy, l’adaptateur qui permettait de jouer sur Super Nintendo avec des palettes de couleurs et des bordures d’écran personnalisées.
10. Kirby’s Dream Land 2 (1995) — la douceur maîtrisée
Masahiro Sakurai perfectionne sa formule : Kirby aspire, copie les pouvoirs, et surtout s’associe à trois compagnons animaux (Rick le hamster, Kine le poisson, Coo la chouette) qui modifient chaque capacité. Sept pouvoirs × trois animaux = vingt-et-une combinaisons de gameplay.
C’est accessible, c’est doux, c’est visuellement lisible sur écran monochrome — mais tenter le 100 % pour débloquer la vraie fin demande une vraie exploration. Un modèle d’équilibrage entre accessibilité et profondeur.
11. Mega Man V (1994) — le meilleur Mega Man portable
Les quatre premiers Mega Man Game Boy recyclaient des boss NES. Le cinquième invente ses propres Robot Masters : les Stardroids, huit ennemis inspirés des planètes du système solaire. Nouveau bras (le Mega Arm, qui se lance comme un grappin), nouveau compagnon (Tango le chat), nouvelle bande-son.
Sorti en toute fin de vie de la console, tiré à très peu d’exemplaires en Europe, c’est aujourd’hui l’une des cartouches Game Boy les plus chères du marché. Et l’une des mieux réalisées.
12. Castlevania II: Belmont’s Revenge (1991) — Konami en état de grâce
Le premier Castlevania Game Boy était lent et frustrant. Konami corrige tout : Christopher Belmont se déplace correctement, le fouet répond, les quatre châteaux sont sélectionnables librement, et la bande-son en chiptune est l’une des plus mémorables de la machine.
Le thème « New Messiah » du Château des Nuages est régulièrement cité parmi les meilleures pistes 8-bit jamais composées. Un vrai Castlevania, dur mais juste.
13. Final Fantasy Adventure (1991) — l’ancêtre de Seiken Densetsu
Connu en Europe sous le nom Mystic Quest, ce jeu est en réalité le premier épisode de la saga Seiken Densetsu, celle qui donnera Secret of Mana. Square y mélange l’action-aventure à la Zelda avec des mécaniques RPG classiques : points d’expérience, statistiques à répartir, armes à débloquer.
Le ton est nettement plus sombre que ce à quoi on s’attend d’un jeu portable de 1991 — il y a des morts, des sacrifices, une vraie tension narrative. Les amateurs du genre trouveront leur bonheur dans notre dossier consacré aux meilleurs RPG rétro sur SNES, PS1 et GBA.
14. Shantae (2002) — le chant du cygne de la Game Boy Color
Sorti alors que la Game Boy Advance était déjà dans tous les magasins, Shantae a été un échec commercial total. C’est aussi, techniquement, le jeu le plus impressionnant de la GBC : animations d’une fluidité folle, sprites énormes, cycle jour/nuit, monde ouvert.
WayForward y invente une héroïne à mi-chemin entre la plateforme et le metroidvania, avec des transformations en singe, éléphant ou araignée. Le jeu a depuis été réédité, mais la cartouche d’origine est devenue le graal absolu des collectionneurs Game Boy Color.
15. Gargoyle’s Quest (1990) — le spin-off inattendu
Capcom prend Firebrand, un simple ennemi de Ghosts ‘n Goblins, et lui offre son propre univers. Le résultat est un hybride étrange : phases de plateforme exigeantes avec vol stationnaire limité, exploration en vue de dessus type RPG, dialogues, quêtes.
C’est original, c’est difficile, et c’est l’une des premières démonstrations qu’une console portable pouvait accueillir un jeu structurellement ambitieux. Un classique culte que peu de gens ont réellement fini.
16. Super Mario Land (1989) — le jeu de lancement culte
Développé par l’équipe de Gunpei Yokoi, sans Shigeru Miyamoto, Super Mario Land est un Mario bizarre. Les sprites sont minuscules, les ennemis inconnus (des Chibibos au lieu des Goombas), il y a deux niveaux de shoot’em up en avion et en sous-marin, et une princesse qui n’est pas Peach mais Daisy.
18,14 millions d’exemplaires vendus quand même. Court, rythmé, dopé par une bande-son de Hirokazu Tanaka qu’on siffle encore. Le jeu qui a prouvé, en avril 1989, que Mario tenait dans une poche.
17. Pokémon Trading Card Game (1998) — la surprise totale
Personne n’attendait ce jeu. Hudson Soft transforme le jeu de cartes physique en RPG portable complet : on explore des clubs, on défie des maîtres, on ouvre des boosters, on construit son deck. Le tutoriel apprend réellement à jouer au TCG.
C’est brillamment ficelé, ça se joue encore parfaitement aujourd’hui, et c’est probablement la meilleure porte d’entrée dans les règles du jeu de cartes. Un incontournable méconnu. Si l’univers Pokémon te passionne côté collection, notre top 10 des jeux Pokémon les plus recherchés par les collectionneurs détaille les cotes actuelles.
18. Kid Icarus: Of Myths and Monsters (1991) — la suite oubliée
Sortie uniquement en Amérique du Nord et en Europe (jamais au Japon), cette suite de Kid Icarus corrige tous les défauts du NES : Pit contrôle mieux, la difficulté est plus juste, les niveaux sont mieux structurés, et le mélange scrolling vertical / horizontal fonctionne enfin.
C’est la meilleure version de Kid Icarus avant l’ère 3DS, et un excellent exemple de ce que la Game Boy savait faire avec un budget modeste et beaucoup de savoir-faire.
19. Dr. Mario (1990) — l’autre addiction
Faire tomber des gélules bicolores pour aligner quatre éléments et éliminer des virus. Sur le papier, c’est Tetris avec des couleurs. En réalité, la logique est totalement différente : ici, on ne remplit pas, on nettoie. Il faut anticiper les alignements verticaux et horizontaux simultanément.
En monochrome, Nintendo a dû différencier les trois types de virus par leur forme et leur motif plutôt que par la couleur — une leçon de design accessible avant l’heure. Le mode deux joueurs par Câble Link est une petite tuerie.
20. Mario Tennis (2000) — le sport devenu RPG
Camelot fait un truc qu’aucun jeu de sport n’avait osé : y greffer une véritable campagne RPG. On incarne un jeune joueur de l’académie de tennis, on gagne des points d’expérience, on répartit ses stats (puissance, vitesse, effet), on progresse dans les classements.
Le système de coups est d’une profondeur inattendue — lift, slice, lob, amorti, chaque touche modifie la trajectoire. Et c’est ici que Waluigi fait sa toute première apparition. Une conclusion parfaite pour la Game Boy Color.
Quel jeu Game Boy choisir selon ton profil ?
Tous ces titres ne s’adressent pas au même joueur. Voici un repère rapide :
| Profil | Jeux recommandés | Durée de vie moyenne | Difficulté |
|---|---|---|---|
| Découverte / nostalgie douce | Tetris, Super Mario Land, Kirby’s Dream Land 2 | 1 à 5 h | ⭐⭐ |
| Aventure et exploration | Link’s Awakening, Metroid II, Wario Land 3 | 10 à 15 h | ⭐⭐⭐ |
| Fan de RPG et de progression | Pokémon Or/Argent, Final Fantasy Adventure, Pokémon TCG | 25 à 40 h | ⭐⭐⭐ |
| Joueur exigeant / die-hard | Mega Man V, Castlevania II, Gargoyle’s Quest | 4 à 8 h | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Sessions courtes dans les transports | Dr. Mario, Tetris, Donkey Kong ’94 | Infinie | ⭐⭐ |
| Collectionneur curieux | Shantae, Kid Icarus, Mario Tennis | 8 à 20 h | ⭐⭐⭐ |
La cote collector des cartouches Game Boy en 2026
Le marché de l’occasion Game Boy a explosé depuis 2020. Les données agrégées par Price Charting montrent une progression continue sur les titres rares, avec des écarts massifs entre une cartouche loose (seule) et un exemplaire CIB (complet en boîte avec notice). Voici des ordres de grandeur constatés sur le marché européen — à titre indicatif, les prix bougent vite :
| Jeu | Loose (cartouche seule) | Complet en boîte (CIB) |
|---|---|---|
| Tetris | 10 – 20 € | 60 – 110 € |
| Super Mario Land | 12 – 25 € | 70 – 130 € |
| Link’s Awakening DX | 25 – 40 € | 120 – 200 € |
| Pokémon Version Rouge | 35 – 55 € | 180 – 320 € |
| Pokémon Cristal | 60 – 100 € | 300 – 500 € |
| Metroid II | 30 – 50 € | 180 – 300 € |
| Wario Land 3 | 25 – 45 € | 120 – 220 € |
| Mega Man V | 150 – 280 € | 700 – 1 200 € |
| Shantae | 350 – 600 € | 1 000 – 2 000 € |
Trois avertissements importants avant d’acheter :
- Les contrefaçons sont massives, surtout sur Pokémon. Les indices : label imprimé en basse résolution ou trop brillant, vis cruciforme au lieu de la vis tri-wing d’origine, poids anormalement léger, couleur de la coque légèrement décalée. Une cartouche Pokémon Rouge à 15 € sur une marketplace, c’est presque toujours un faux.
- La pile de sauvegarde meurt. Les cartouches à sauvegarde (Pokémon, Zelda, Metroid II) embarquent une pile CR2025 ou CR1616 dont la durée de vie théorique était d’une quinzaine d’années. Beaucoup sont vides depuis longtemps : le jeu tourne, mais tu perds ta partie à l’extinction. Le remplacement est faisable par un revendeur spécialisé.
- L’écran d’origine se dégrade. Les DMG de 1989-1990 souffrent souvent de lignes verticales mortes, un défaut de nappe classique et réparable.
Ce phénomène de valorisation touche tout le matériel rétro : notre dossier sur les consoles qui prennent le plus de valeur montre à quel point le hardware Nintendo domine la cote actuelle.
Comment rejouer aux meilleurs jeux Game Boy en 2026 ?
Quatre chemins possibles, du plus puriste au plus pratique.
Le hardware d’origine. Rien ne remplace le clic des boutons d’une DMG. Compte 60 à 120 € pour une Game Boy en bon état, plus le prix des cartouches. À réserver aux vrais passionnés — l’écran non rétroéclairé exige une bonne lampe et de la patience. Beaucoup optent aujourd’hui pour une console moddée avec écran IPS.
L’émulation sur PC ou smartphone. mGBA et RetroArch gèrent la Game Boy et la Game Boy Color avec une précision quasi parfaite, save states inclus. C’est gratuit, c’est propre, mais ça demande un minimum de configuration — on détaille tout dans notre guide des meilleurs émulateurs rétrogaming pour PC et Android, complété par nos conseils pour récupérer des jeux rétro légalement.
Les rééditions officielles. Le catalogue Game Boy et Game Boy Color est accessible via l’abonnement Nintendo Switch Online. Sélection limitée, mais impeccable et 100 % légale.
Les consoles plug & play. C’est la solution la plus directe. Chez Astra, l’Astra-Gameboy reprend le design exact de la portable culte avec 400 jeux préinstallés, un écran couleur et environ 7 heures d’autonomie — parfaite pour retrouver la sensation d’origine sans chercher de cartouches. L’Astra-Pocket va plus loin avec 2 000 jeux couvrant Game Boy, Game Boy Color, GBA, PS1 et PSP dans un format ultra-léger. Et pour les plus minimalistes, l’Astra-GO Mini tient littéralement dans un portefeuille avec ses 500 classiques intégrés.
Si tu préfères jouer sur grand écran, l’Astra-Heroes et ses 90 000 jeux couvrent 63 systèmes dont toute la famille Game Boy, tandis que le Game Stick 4K Astra-Pulse se branche en HDMI sur n’importe quelle TV. Tout est déjà installé, aucune ROM à chercher, aucune configuration : tu branches, tu joues. Et si tu hésites encore sur ta première machine, notre boutique de consoles rétro regroupe l’ensemble de la gamme avec les comparatifs.
D’autres classements rétro à dévorer sur le blog
Pour prolonger le voyage dans la console retro gaming portable et au-delà :
- Top 30 des jeux Game Boy cultes : les indispensables du retrogaming
- Top 10 des consoles rétro indispensables pour commencer une collection
- Top 30 des meilleurs jeux Mega Drive
- Top 20 des meilleurs jeux Amiga
- Les 25 meilleurs jeux rétro multijoueurs toujours cultes
- La liste complète des jeux disponibles sur nos consoles
Le mot de la fin
Une Game Boy, c’est 118 millions d’enfants qui ont appris à jouer en cachette sous la couette, avec une lampe torche coincée entre l’épaule et la joue. Ces vingt jeux ne sont pas des reliques : ce sont des objets de design d’une propreté que 90 % de la production moderne n’atteint pas. Quatre nuances de gris, 8 Ko de RAM, et des chefs-d’œuvre.
Ressors la cartouche, ou branche une console. Le « bling » du logo Nintendo qui tombe à l’écran, ça ne s’oublie jamais.
Vous avez lu ce classement. Il tient dans une boîte.
Consoles plug & play, jeux préinstallés, entreprise française, garantie 2 ans.





