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Top 15 des meilleurs jeux Rare (Rareware) de l’ère Nintendo

Top 15 des meilleurs jeux Rare (Rareware) de l'ère Nintendo

Les meilleurs jeux Rare de l’ère Nintendo sont GoldenEye 007, Banjo-Kazooie, Donkey Kong Country, Perfect Dark, Donkey Kong Country 2 et Conker’s Bad Fur Day — six chefs-d’œuvre signés par un studio anglais installé dans une ferme du Leicestershire, qui a réussi l’impensable : devenir, pendant près de dix ans, le meilleur développeur occidental de Nintendo. Entre 1985 et 2002, Rareware a livré une série de titres qui définissent encore aujourd’hui ce que le mot « ambition » veut dire dans le jeu vidéo.

Si tu as grandi une manette N64 entre les mains, tu connais cette sensation : ce logo doré qui tourne à l’écran, cette musique d’intro un peu solennelle, et cette certitude immédiate que ce qui va suivre sera d’un autre niveau. Rare, ce n’était pas juste un studio partenaire. C’était le laboratoire secret de Nintendo, celui à qui on confiait Donkey Kong parce qu’on savait que ces types-là allaient en faire quelque chose de fou.

Ce classement couvre toute la période Nintendo de Rare : la NES, la Super Nintendo, la Nintendo 64 et le baroud d’honneur GameCube. Pas de titres Xbox ici, pas de Sea of Thieves. Juste l’âge d’or, celui que tu peux encore rejouer aujourd’hui sur une console retrogaming moderne sans avoir à ressortir tes cartouches du grenier.

Rare, le studio qui a rendu Nintendo occidental

Fondé en 1985 par les frères Tim et Chris Stamper à Twycross, Rare est le successeur direct d’Ultimate Play the Game, un studio culte sur ZX Spectrum. Leur premier coup de maître ? Ils ont rétro-ingénieré la NES avant même que Nintendo n’ouvre son programme de licence occidental. Impressionné, le géant japonais leur a offert quelque chose d’inédit : un budget quasi illimité et une liberté totale.

Le résultat est vertigineux. En 1994, Nintendo confie à Rare une de ses licences les plus sacrées, Donkey Kong, et le studio livre un jeu si spectaculaire que Nintendo rachète dans la foulée 25 % de son capital — la toute première prise de participation de l’entreprise japonaise dans une société hors du Japon. Rare devient officiellement second-party, un statut hybride rarissime, entre studio interne et développeur indépendant.

Selon les données compilées par le Guinness World Records et VGChartz, Donkey Kong Country s’est écoulé à 9,3 millions d’exemplaires, ce qui en fait le jeu SNES le plus vendu jamais développé hors des studios internes de Nintendo. Et en septembre 2002, Microsoft rachètera le studio pour 375 millions de dollars — un record absolu pour un développeur à l’époque, qui mettra fin brutalement à cette histoire d’amour.

Le classement des 15 meilleurs jeux Rare

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Voici le tableau récapitulatif avant d’entrer dans le détail :

RangJeuAnnéeConsoleGenre
1GoldenEye 0071997Nintendo 64FPS
2Banjo-Kazooie1998Nintendo 64Plateforme 3D
3Donkey Kong Country1994Super NintendoPlateforme 2D
4Perfect Dark2000Nintendo 64FPS
5Donkey Kong Country 21995Super NintendoPlateforme 2D
6Conker’s Bad Fur Day2001Nintendo 64Plateforme adulte
7Diddy Kong Racing1997Nintendo 64Course
8Battletoads1991NESBeat’em up
9Killer Instinct1994Arcade / SNESCombat
10Banjo-Tooie2000Nintendo 64Plateforme 3D
11Blast Corps1997Nintendo 64Action/Puzzle
12Donkey Kong 641999Nintendo 64Collectathon
13Jet Force Gemini1999Nintendo 64Shooter 3D
14Donkey Kong Country 31996Super NintendoPlateforme 2D
15Star Fox Adventures2002GameCubeAction-aventure

1. GoldenEye 007 (1997) — Le jeu qui a inventé le FPS console

Il faut resituer le contexte pour comprendre l’ampleur du truc. En 1997, le FPS est une affaire de PC, de clavier, de souris et de LAN party. Personne ne croit qu’on peut faire un jeu de tir à la première personne correct sur console. Une équipe majoritairement composée de débutants, menée par Martin Hollis, prouve le contraire avec un jeu tiré d’un film sorti deux ans plus tôt.

GoldenEye 007 apporte à peu près tout ce qui définit le FPS moderne console : objectifs multiples variant selon la difficulté, zones de dégâts localisées, silencieux et infiltration, IA qui réagit, et surtout ce multijoueur en écran splitté à quatre qui a détruit des amitiés dans toute l’Europe. Le mode « Licence to Kill » (un tir = un mort), le Slappers Only, le bannissement collectif d’Oddjob parce que sa hitbox est trop petite : ce sont des règles de cour de récré devenues folklore mondial.

Le jeu s’est écoulé à environ 8 millions d’exemplaires, devenant le troisième plus gros succès de la Nintendo 64. Pour un titre sous licence, développé par des inconnus, avec deux ans de retard sur le film. Aucun jeu Bond n’a jamais retrouvé ce niveau. Si tu veux replacer ce monument dans son contexte, notre top 30 des meilleurs jeux Nintendo 64 montre à quel point la concurrence était rude sur cette machine.

2. Banjo-Kazooie (1998) — La perfection du platformer 3D

Super Mario 64 a inventé le platformer 3D. Banjo-Kazooie l’a perfectionné. C’est aussi simple que ça, et c’est encore vrai vingt-cinq ans plus tard.

Un ours flegmatique, un oiseau sarcastique planqué dans son sac à dos, neuf mondes bourrés jusqu’à la gueule de secrets, et un système de progression d’une clarté absolue : les notes de musique ouvrent les portes, les pièces de puzzle (les Jiggies) ouvrent les mondes. Tu ne te perds jamais, tu ne t’ennuies jamais.

Ce qui rend Banjo aussi spécial, c’est le niveau de personnalité injecté dans chaque recoin. La bande-son dynamique de Grant Kirkhope qui se transforme selon l’endroit où tu te trouves — passer sous l’eau, entrer dans une caverne, grimper une montagne enneigée — était en 1998 de la pure magie noire. Et le bestiaire de personnages (Mumbo Jumbo, Bottles, Gruntilda et ses rimes) reste inégalé dans le genre.

Le jeu a dépassé les 3,5 millions d’exemplaires vendus, et a défini à lui seul le mot « collectathon » pour toute une génération.

3. Donkey Kong Country (1994) — Le hold-up graphique du siècle

Fin 1994. La Super Nintendo est en fin de vie, la PlayStation arrive, la Saturn est déjà là. Et Rare sort un jeu SNES qui ressemble à… de la 3D. La technique s’appelle ACM (Advanced Computer Modelling) : les sprites sont modélisés en 3D sur des stations Silicon Graphics, puis pré-calculés en 2D. Le résultat était une claque visuelle absolue en rayon.

Mais réduire Donkey Kong Country à ses graphismes serait une erreur. Le gameplay basé sur l’échange entre Donkey et Diddy Kong (l’un lourd et puissant, l’autre rapide et agile), le level design en montagnes russes, les niveaux en wagonnet, les tonneaux-canons : tout est calibré au millimètre. Et la bande-son de David Wise — Aquatic Ambience en tête — est régulièrement citée parmi les meilleures musiques de l’histoire du jeu vidéo.

Ce jeu a offert un dernier Noël triomphal à la SNES et a rendu Rare immensément riche. Pour le replacer parmi les géants de sa console, jette un œil à notre top 40 des meilleurs jeux SNES, et pour son statut d’icône visuelle, notre sélection des meilleurs jeux 2D jamais créés.

4. Perfect Dark (2000) — GoldenEye sous stéroïdes

Trois ans après GoldenEye, Rare remet ça sans la licence Bond, avec sa propre héroïne : Joanna Dark, agent du Carrington Institute. Et là, le studio ne cherche pas à faire mieux, il cherche à faire démesuré.

Un arsenal complètement dingue où chaque arme dispose d’un mode secondaire absurde (le Laptop Gun qui se transforme en tourelle automatique, le FarSight qui tire à travers les murs), une campagne coopérative à deux, un mode Counter-Operative où un joueur incarne les ennemis, et surtout des Simulants : des bots configurables en multijoueur, une première sur console.

Le prix à payer ? Un Expansion Pak obligatoire pour accéder à la campagne, et un framerate qui souffre régulièrement. Perfect Dark est le jeu qui a poussé la Nintendo 64 au-delà de ses limites physiques — et c’est exactement pour ça qu’on l’adore.

5. Donkey Kong Country 2: Diddy’s Kong Quest (1995) — La suite supérieure

Beaucoup de puristes — et j’en fais partie — considèrent DKC2 comme supérieur à l’original. Exit Donkey, place à Diddy et Dixie Kong, dont la chevelure-hélicoptère change complètement la façon de lire les niveaux. L’ambiance pirate de Crocodile Isle est plus sombre, plus cohérente, plus mémorable que la jungle générique du premier.

Le level design est franchement retors : niveaux dans les ronces, guêpes géantes, vents porteurs, tonneaux à minuterie. Et la bande-son de David Wise atteint ici son sommet absolu avec Stickerbush Symphony, un morceau que des gens écoutent encore en boucle trente ans après. Avec 5,15 millions d’exemplaires écoulés, c’est aussi l’un des plus gros succès de la fin de vie SNES.

6. Conker’s Bad Fur Day (2001) — L’ovni interdit aux mineurs

Rare avait annoncé un mignon jeu de plateforme avec un écureuil. Rare a livré un jeu classé Mature, gorgé d’alcool, de scatologie, de sang et de parodies cinéma. Conker’s Bad Fur Day reste, aujourd’hui encore, l’objet le plus improbable jamais publié sur une console Nintendo.

Sous le vernis provocateur se cache un jeu techniquement stupéfiant : les meilleurs graphismes de la N64, un doublage intégral (une prouesse sur cartouche), un montage cinématographique digne d’un film, et une séquence d’ouverture de chapitre qui parodie Il faut sauver le soldat Ryan image par image. Et la boss fight contre le Grand Méchant Caca ? Une chanson d’opéra. Sérieusement.

Sorti en toute fin de vie N64, tiré à très peu d’exemplaires, il est devenu l’une des cartouches les plus recherchées du marché de la collection. Un phénomène qu’on détaille dans notre guide sur les consoles et jeux qui valent le plus d’argent aujourd’hui.

7. Diddy Kong Racing (1997) — Le concurrent interne de Mario Kart

Sortir un jeu de course sur la console de Mario Kart 64 relevait du suicide. Rare l’a fait, et a vendu près de 5 millions d’exemplaires.

La formule est plus riche que celle de Nintendo : trois véhicules (kart, aéroglisseur, avion), un vrai mode aventure avec un hub central, des boss à battre, des clés à trouver, des œufs de dinosaure à collecter. Et une bande-son signée Kirkhope qui reste dans le crâne pendant des jours.

Détail historique savoureux : c’est ce jeu qui a introduit Banjo et Conker au monde, en tant que pilotes jouables. Rare utilisait ses propres jeux comme rampe de lancement pour ses futures licences. Pour d’autres pépites à sortir en soirée, notre top 25 des meilleurs jeux rétro multijoueurs complète parfaitement cette catégorie.

8. Battletoads (1991) — La difficulté devenue légende

Avant la SNES, avant la N64, il y avait la NES et trois crapauds mutants. Battletoads est techniquement stupéfiant pour une machine 8-bit : animations gigantesques, effets de perspective, membres qui se transforment en béliers et en cornes de bélier au moment de l’impact.

Et puis il y a le niveau 3. Le Turbo Tunnel. Cette descente en speeder où il faut mémoriser chaque mur au pixel près a traumatisé une génération entière et est devenue, des décennies plus tard, un mème universel. Le pire ? Le mode deux joueurs où le friendly fire est activé, garantissant la fin de toute amitié en moins de quinze minutes.

C’est un jeu injuste, sadique, presque impossible à finir sans save states. C’est aussi un chef-d’œuvre d’artisanat 8-bit.

9. Killer Instinct (1994) — Les combos infinis

Développé sur le hardware Ultra 64 (le futur matériel de la Nintendo 64) et sorti d’abord en arcade, Killer Instinct a débarqué comme une bombe dans un genre alors dominé par Capcom et Midway.

Sa signature : le système de combos à rallonge annoncé par une voix caverneuse qui hurle « C-C-C-COMBO BREAKER! » ou « ULTRAAAA COMBO! ». Personnages numérisés, décors pré-calculés, roster déjanté (Fulgore le cyborg, Glacius l’alien, Riptor le raptor)… le tout avec une bande-son metal-électro d’une agressivité assumée.

La version SNES s’est vendue à 3,2 millions d’exemplaires, et Killer Instinct Gold est devenu l’un des tout premiers jeux N64. Un titre à ranger aux côtés des géants de notre top des 22 meilleurs jeux d’arcade de tous les temps.

10. Banjo-Tooie (2000) — Plus grand, plus complexe, plus fou

Banjo-Tooie est l’exact opposé d’une suite paresseuse. Les mondes sont gigantesques et interconnectés — on peut inonder un niveau depuis un autre —, Banjo et Kazooie peuvent se séparer, et un mode multijoueur complet a été greffé par-dessus.

Est-ce mieux que le premier ? Le débat fait rage depuis vingt-cinq ans. Tooie est plus ambitieux mais plus labyrinthique, plus riche mais moins immédiat. Ce qui est certain, c’est qu’il représente le sommet technique de la plateforme 3D sur Nintendo 64, avec des chargements et un framerate qui en paient parfois le prix.

11. Blast Corps (1997) — Le concept le plus barré de Rare

Un camion transportant des têtes nucléaires défectueuses roule tout droit vers une ville. Ta mission : détruire chaque bâtiment sur son passage avant qu’il ne les percute. Avec des bulldozers, des robots bipèdes, des motos… et un véhicule qui ne se déplace qu’en dérapant latéralement.

Blast Corps est un puzzle game déguisé en jeu de destruction, et l’idée est tellement singulière qu’aucun jeu ne l’a jamais reprise. Rare a été déçue de ses 1 million d’exemplaires vendus, ce qui en dit long sur les standards internes du studio à l’époque. Aujourd’hui, c’est le genre de pépite oubliée qu’on redécouvre par hasard sur une console rétro et qu’on n’arrive plus à lâcher.

12. Donkey Kong 64 (1999) — La démesure absolue

Cinq Kongs jouables (Donkey, Diddy, Lanky, Tiny, Chunky), chacun avec ses armes, ses capacités et ses collectibles de couleur dédiée. Plus de 3 500 objets à ramasser au total. Un DK Rap d’introduction devenu mème éternel. Et le premier jeu de l’histoire à exiger l’Expansion Pak pour fonctionner.

Donkey Kong 64 est le collectathon poussé jusqu’à l’absurde — c’est à la fois sa force et son défaut. Ceux qui aiment l’exploration exhaustive y trouvent un terrain de jeu infini ; les autres décrochent au troisième monde. Mais on ne peut pas lui retirer sa démesure technique : c’est l’un des jeux les plus riches en contenu de toute la génération 64-bit.

13. Jet Force Gemini (1999) — Le shooter mésestimé

Trois héros (Juno, Vela et le chien Lupus), une armée d’insectes extraterrestres, et un système de visée libre en vue à la troisième personne avant que ce ne soit une norme. Jet Force Gemini est probablement le jeu Rare le plus sous-estimé de la période.

Son problème historique ? Une structure de collecte punitive — il fallait sauver l’intégralité des Tribals sur toutes les planètes pour accéder à la fin. Une exigence qui a découragé des milliers de joueurs. Dommage, car l’ambiance, la violence stylisée des ennemis qui explosent en morceaux et le design sonore méritaient bien mieux.

14. Donkey Kong Country 3 (1996) — Le mal-aimé injustement

Sorti en pleine hype Nintendo 64, DKC3 n’avait aucune chance médiatique. Dommage : c’est un excellent jeu de plateforme, avec Dixie et le bébé Kiddy, un monde ouvert avec bateau à explorer, des mini-jeux, des collectibles cachés partout et le level design le plus retors de la trilogie.

Sa bande-son, cette fois signée Eveline Fischer (David Wise n’ayant composé que quelques morceaux), divise encore les fans. Avec 3,51 millions d’exemplaires, il clôt honorablement la trilogie SNES la plus vendue jamais confiée à un studio externe.

15. Star Fox Adventures (2002) — Le chant du cygne

Le dernier jeu Rare sur console Nintendo, et le seul sur GameCube. À l’origine, c’était Dinosaur Planet, un projet N64 avec des personnages originaux. Nintendo a demandé d’y greffer Fox McCloud au dernier moment. Le résultat est un Zelda-like solide, visuellement magnifique pour 2002, mais qui ne ressemble ni à un vrai Star Fox ni à un vrai jeu Rare.

Il reste malgré tout une pièce d’histoire : sorti quelques mois avant le rachat par Microsoft, il marque la fin de dix-sept ans de collaboration. Pour découvrir ce que la console avait d’autre à offrir, notre top 30 des meilleurs jeux GameCube fait le tour de la question.

Les autres pépites Rare à ne pas oublier

Quinze jeux, c’est court pour un studio aussi prolifique. Ces titres méritent aussi ton temps :

  • R.C. Pro-Am (NES, 1988) — Course en vue isométrique avec missiles et bombes fumigènes. L’ancêtre spirituel de Mario Kart.
  • Wizards & Warriors (NES, 1987) — Action-plateforme médiéval au charme fou et à la difficulté redoutable.
  • Snake Rattle ‘n’ Roll (NES, 1990) — Plateforme isométrique complètement barrée, coopératif et impitoyable.
  • Donkey Kong Land (Game Boy, 1995) — L’exploit technique de faire tenir DKC sur une console monochrome. À retrouver dans notre top 30 des jeux Game Boy cultes.
  • Killer Instinct Gold (N64, 1996) — Le portage arcade de KI2, meilleur techniquement mais amputé des cinématiques.
  • Mickey’s Speedway USA (N64, 2000) — Un jeu de course Disney bien plus solide que son emballage ne le laisse croire.

Quel jeu Rare commencer selon ton profil ?

Ton profilLe jeu à lancer en premierPourquoi
Nostalgique N64GoldenEye 007Le multijoueur canapé absolu
Amateur de plateformeBanjo-KazooieLe genre à son sommet
Fan de 2D exigeanteDonkey Kong Country 2Level design et OST parfaits
Joueur adulte curieuxConker’s Bad Fur DayL’ovni de la console
Chasseur de complétionDonkey Kong 643 500 collectibles t’attendent
Soirée entre amisDiddy Kong RacingQuatre joueurs, zéro temps mort

Pourquoi l’héritage Rare pèse encore aujourd’hui

Ce qui rend la période Nintendo de Rare si particulière, c’est la cohérence d’un style. Un humour britannique pince-sans-rire, des bandes-son travaillées comme des albums, une obsession technique qui poussait chaque machine à la faute, et un goût prononcé pour le secret caché derrière un mur.

L’ADN Rare a essaimé partout. Free Radical Design, fondé par des transfuges de GoldenEye, a créé la saga TimeSplitters. Playtonic Games, monté par d’anciens vétérans, a livré Yooka-Laylee comme héritier assumé de Banjo. Et Nintendo a récupéré Donkey Kong pour le confier à Retro Studios, qui a signé les excellents Returns et Tropical Freeze — avec, ironie du sort, David Wise de retour à la composition.

Le rachat par Microsoft en 2002 a coupé net cette trajectoire. Beaucoup de créateurs clés étaient déjà partis, et le studio n’a jamais retrouvé, sur Xbox, la magie de ses années Twycross. C’est peut-être ça, la vraie leçon : certains alignements de talent, de liberté créative et de moment technologique ne se reproduisent pas.

Comment rejouer aux classiques Rare aujourd’hui ?

Plusieurs chemins s’offrent à toi, avec des niveaux de complexité très différents :

  • Le matériel d’origine : une N64 en bon état, une SNES, et des cartouches dont les prix ont explosé. Compte plus de 200 € pour un Conker complet en boîte.
  • L’émulation PC ou Android : gratuite mais technique. Notre guide des meilleurs émulateurs rétrogaming détaille les configurations à viser, et notre article sur le rétrogaming sur Steam Deck explore la voie portable.
  • Les rééditions officielles : Nintendo Switch Online propose une partie du catalogue N64, mais les licences Rare sont partiellement bloquées par Microsoft.
  • Les consoles plug & play : la solution la plus directe, sans configuration ni BIOS à chercher.

Chez Astra Retrogaming, notre Astra-Heroes embarque plus de 90 000 jeux couvrant plus de 50 machines — de la NES à la PS2 en passant par la N64, la SNES et la GameCube — de quoi retrouver l’essentiel de cette liste en quelques secondes. Pour l’esprit borne, l’Astra-Core et ses 23 000 jeux d’arcade couvrent le versant Killer Instinct de l’histoire. Le reste de la gamme est à découvrir dans notre boutique de consoles retro et parmi nos bornes d’arcade.

D’autres classements Nintendo à explorer sur le blog

Le mot de la fin

Rare n’a jamais fait de jeux « corrects ». Le studio faisait des jeux qui cassaient quelque chose : une console poussée au-delà de sa RAM, un genre entier réinventé sur une machine qui n’était pas faite pour, un écureuil bourré dans un catalogue familial. Cette audace-là, tu la sens encore dans chaque écran de GoldenEye, chaque note de Stickerbush Symphony, chaque Jiggy planquée derrière une cascade.

Les frères Stamper sont partis, la ferme de Twycross appartient à Microsoft, et l’histoire s’est arrêtée en 2002. Mais les cartouches, elles, marchent toujours. Branche, joue, et laisse le logo doré tourner une dernière fois.

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