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Les Street Fighter classés du pire au meilleur

Les Street Fighter classés du pire au meilleur

Le pire jeu Street Fighter de l’histoire est Street Fighter: The Movie (1995), et le meilleur est Street Fighter III: 3rd Strike (1999) — entre les deux, près de quarante ans de bornes, de patchs, de rééditions et de guerres de salon. Voici les Street Fighter classés du pire au meilleur, sans complaisance et sans révisionnisme nostalgique.

Depuis 1987, Capcom a sorti une quantité déraisonnable de jeux portant ce nom. Des chefs-d’œuvre absolus, des expérimentations ratées, des rééditions vendues au prix fort et un ou deux accidents industriels qu’on aimerait oublier. Le problème, quand on veut s’y mettre aujourd’hui : personne ne sait par où commencer. Un fan te dira Super Turbo, un autre Alpha 3, un troisième 3rd Strike avec un regard un peu fou.

On a donc tranché. Vingt titres, du fond du classement jusqu’au sommet, avec les raisons derrière chaque place. Tu ne seras pas d’accord avec tout — c’est le principe. Et si l’envie te prend de vérifier par toi-même manette en main, la plupart de ces jeux tournent aujourd’hui sur n’importe quelle console retrogaming moderne.

Comment on a construit ce classement

Trois critères, pondérés dans cet ordre : la profondeur du système de combat, l’impact historique sur le genre et le plaisir immédiat manette en main aujourd’hui, pas en 1994.

On a retenu les épisodes réellement distincts — pas les vingt déclinaisons de Street Fighter II qui ne changent qu’un pixel de couleur. Les compilations (30th Anniversary Collection, Alpha Anthology) sont exclues : ce sont des emballages, pas des jeux. Les crossovers Marvel vs. Capcom et Capcom vs. SNK aussi, ils méritent leur propre débat — on en parle d’ailleurs dans notre tour d’horizon des meilleurs jeux Capcom de tous les temps.

RangJeuAnnéeSupport principal
20Street Fighter: The Movie1995Arcade / PS1 / Saturn
19Street Fighter 2010: The Final Fight1990NES
18Street Fighter1987Arcade
17Street Fighter EX32000PlayStation 2
16Street Fighter V (lancement)2016PS4 / PC
15Street Fighter EX Plus α1997Arcade / PS1
14Street Fighter II: The World Warrior1991Arcade / SNES
13Street Fighter III: New Generation1997Arcade / Dreamcast
12Super Street Fighter II1993Arcade / SNES / Mega Drive
11Street Fighter II: Champion Edition1992Arcade
10Street Fighter Alpha1995Arcade / PS1 / Saturn
9Street Fighter II Turbo: Hyper Fighting1992Arcade / SNES
8Street Fighter V: Champion Edition2020PS4 / PC
7Street Fighter III: 2nd Impact1997Arcade / Dreamcast
6Street Fighter Alpha 21996Arcade / SNES / PS1
5Ultra Street Fighter IV2008-2014Arcade / PS3 / X360
4Street Fighter Alpha 31998Arcade / PS1 / Dreamcast
3Street Fighter 62023PS5 / Xbox / PC
2Super Street Fighter II Turbo1994Arcade
1Street Fighter III: 3rd Strike1999Arcade / Dreamcast

20. Street Fighter: The Movie (1995) — l’accident industriel

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Il fallait bien que quelqu’un finisse dernier. Street Fighter: The Movie cumule tout : des sprites numérisés à partir des acteurs du film avec Jean-Claude Van Damme, des animations saccadées, des hitbox aléatoires et un feeling de combat qui donne l’impression de piloter un frigo.

Le pire, c’est qu’il existe en deux versions différentes — une borne développée par Incredible Technologies, une adaptation console signée Capcom — et qu’aucune des deux n’est jouable. Le jeu est devenu un cas d’école, tellement qu’il figure en bonne place dans notre sélection des pires adaptations de films en jeux vidéo. À réserver aux collectionneurs masochistes.

19. Street Fighter 2010: The Final Fight (1990) — Ken dans l’espace

Un jeu de plateforme-action sur NES, dans lequel un scientifique saute entre les planètes en tirant des boules d’énergie. Rien à voir avec la saga. Et pour cause : le héros de la version japonaise s’appelle Kevin Straker — c’est la localisation américaine qui l’a rebaptisé Ken pour surfer sur le succès naissant de la licence.

Pris pour ce qu’il est, le jeu n’est même pas mauvais : la direction artistique cyberpunk est saisissante pour de la 8-bit, et la difficulté est brutale au bon sens du terme. Mais en tant que Street Fighter, c’est une imposture commerciale. Dernier de cordée mérité.

18. Street Fighter (1987) — le prototype maladroit

L’original. Celui qui a tout lancé, et qu’à peu près personne n’a envie de relancer. Conçu par Takashi Nishiyama et Hiroshi Matsumoto, ce premier opus proposait deux énormes pavés pneumatiques sensibles à la pression : plus tu frappais fort, plus le coup était puissant. Résultat : des joueurs qui se blessaient les mains et des bornes en panne toutes les semaines. Capcom a rapidement sorti une version à six boutons.

On y trouve pourtant déjà Ryu, Ken, le Hadoken et le Shoryuken. L’ADN est là, la jouabilité n’y est pas : les inputs sortent une fois sur cinq et l’IA triche sans complexe. Une pièce de musée, respectable et injouable.

17. Street Fighter EX3 (2000) — la 3D qui n’a convaincu personne

Développé par Arika, Street Fighter EX3 est arrivé comme titre de lancement de la PlayStation 2 au Japon. Techniquement, il avait de quoi impressionner en 2000 : des polygones propres, des combats en équipe, un système de combos aériens généreux.

Sauf que la série EX n’a jamais trouvé son identité, coincée entre la rigueur de Capcom et les ambitions d’Arika. Les personnages originaux (Skullomania, Doctrine Dark) ont leur fan-club, mais le gameplay flotte : tout est trop permissif, les enchaînements se déclenchent quasiment seuls. Un jeu de combat sans tension. On trouve d’ailleurs bien plus de sensations dans le classement des 100 meilleurs jeux PlayStation 2.

16. Street Fighter V au lancement (2016) — le naufrage annoncé

Il faut séparer les deux vies de ce jeu. En février 2016, Street Fighter V sort dans un état que personne n’aurait accepté d’un épisode numéroté : pas de mode arcade, un contenu solo famélique, un netcode capricieux, seize personnages seulement.

Le noyau de gameplay était bon — le V-Trigger apportait une vraie dimension de comeback — mais Capcom avait livré une coquille. Les serveurs vides du premier mois restent un traumatisme pour la communauté. Un lancement raté n’efface pas un bon jeu, mais il le condamne à traîner cette réputation pendant des années.

15. Street Fighter EX Plus α (1997) — la curiosité honnête

Le premier Street Fighter en 3D, et il vieillit mieux que son successeur. Arika y appliquait une philosophie simple : garder les sensations 2D en déplaçant les combattants sur un plan unique, en polygones. Les Super Cancels et les Guard Breaks apportaient une couche tactique réelle.

La version PS1 Plus α reste la meilleure porte d’entrée, avec son roster élargi et son mode Expert exigeant. Un jeu de niche, mais un jeu sincère — ce qui, sur ce classement, vaut mieux que beaucoup de rééditions.

14. Street Fighter II: The World Warrior (1991) — le séisme fondateur

Voilà le paradoxe de ce classement : le jeu le plus important de la saga n’est pas dans son top 10. Street Fighter II a inventé le versus fighting moderne, ses huit personnages jouables, ses manipulations secrètes, ses combos découverts par accident par les développeurs eux-mêmes.

Son impact est colossal : plus de 200 000 bornes vendues et 6,3 millions de cartouches écoulées sur Super Nintendo, ce qui en a fait pendant des années le plus gros succès commercial de Capcom. Mais manette en main aujourd’hui, tout ce qu’il fait, ses successeurs le font mieux : les quatre boss ne sont pas jouables, les mirror matches sont interdits, l’équilibrage penche lourdement du côté de Guile. On raconte toute cette révolution en détail dans notre article sur l’âge d’or du versus fighting.

13. Street Fighter III: New Generation (1997) — le pari fou

Capcom a fait quelque chose qu’aucun éditeur n’oserait aujourd’hui : sortir une suite en virant tout le casting sauf Ryu et Ken. Pas de Chun-Li, pas de Guile, pas de Blanka. Dix nouveaux combattants, une nouvelle ville, un nouveau moteur sur la carte CPS-3.

Commercialement, ce fut un échec. Artistiquement, c’est une claque : l’animation reste, presque trente ans plus tard, la plus fluide jamais produite en 2D dans un jeu de combat. Et le système de parry — bloquer en avançant au bon moment, à la frame près — redéfinissait la défense comme un acte offensif. Le roster trop maigre le maintient ici, mais les fondations posées valaient toutes les audaces.

12. Super Street Fighter II (1993) — le confort avant la vitesse

Quatre nouveaux venus : Cammy, T. Hawk, Dee Jay et Fei Long. Un nouveau hardware, la CPS-2. Des sprites redessinés, un son retravaillé, seize personnages au total.

Sur le papier, c’est la meilleure version de SFII. En pratique, les joueurs compétitifs ont grincé des dents : le jeu est plus lent que Hyper Fighting, sorti un an plus tôt. Capcom avait privilégié la lisibilité au nerf. Excellent pour jouer à deux sur le canapé, frustrant en tournoi. C’est aussi l’une des cartouches incontournables du top 20 des meilleurs jeux SNES.

11. Street Fighter II: Champion Edition (1992) — la correction qui change tout

Une seule idée, mais la bonne : rendre les quatre boss jouables et autoriser les combats miroir. Balrog, Vega, Sagat et M. Bison entrent dans le roster, et la borne se remplit à nouveau.

Champion Edition est le moment où Street Fighter II devient un vrai jeu de compétition plutôt qu’une démonstration technologique. Les vétérans citent encore son équilibrage comme l’un des plus purs de la série. Simple, dense, imbattable en son temps.

10. Street Fighter Alpha (1995) — la renaissance graphique

Après quatre ans de SFII recyclé, Capcom avait besoin d’un souffle neuf. Street Fighter Alpha (ou Zero au Japon) arrive avec un style graphique inspiré de l’anime, des couleurs saturées, des personnages aux proportions exagérées — une direction artistique qui a mal vieilli pour certains, et qui reste sublime pour d’autres.

Côté système : les Alpha Counters, une jauge de Super à trois niveaux, des chain combos. Le roster de treize combattants pioche dans Final Fight (Guy, Sodom) et remonte le temps avant SFII. Un vrai redémarrage créatif, encore un peu court en contenu.

9. Street Fighter II Turbo: Hyper Fighting (1992) — la vitesse pure

L’histoire est savoureuse : des versions pirates de Champion Edition, dont la fameuse Rainbow Edition, circulaient dans les salles avec une vitesse de jeu accélérée et des coups délirants. Les joueurs adoraient. Capcom a répondu en sortant sa propre version rapide, officielle et équilibrée.

Le résultat est le SFII le plus nerveux de tous. Les réactions doivent être instantanées, les zonings deviennent des duels de réflexes. Certains puristes le préfèrent encore à Super Turbo. Ils ont tort, mais on comprend pourquoi. Ce genre de bornes trustait les salles françaises de l’époque — on les a toutes recensées dans notre liste complète des jeux d’arcade des années 90.

8. Street Fighter V: Champion Edition (2020) — la rédemption

Quatre ans de patchs, cinq saisons de contenu, et le canard boiteux de 2016 s’est transformé en jeu solide. Champion Edition propose plus de quarante personnages, tous les stages, un V-Shift défensif qui règle les problèmes d’ouverture, et un netcode enfin fréquentable.

Est-ce que ça rachète le lancement ? Non. Est-ce que c’est un bon jeu de combat ? Oui, franchement. Le système de V-Trigger crée des retournements spectaculaires que SF6 n’a pas totalement retrouvés. Un jeu réparé reste un jeu réparé — d’où cette huitième place et pas mieux.

7. Street Fighter III: 2nd Impact (1997) — la correction de trajectoire

Neuf mois après New Generation, Capcom revient avec Hugo, Urien et un Akuma jouable. Le système de parry est affiné, les Super Arts se multiplient, et un mini-jeu de destruction de sac de frappe fait son apparition entre les combats.

2nd Impact est le chaînon manquant : moins équilibré que 3rd Strike, mais plus brut, plus agressif, avec un Akuma dévastateur qui rend les parties explosives. Sur Dreamcast, la compilation Double Impact reste l’une des meilleures raisons de sortir la console de Sega du placard — voir notre classement des meilleurs jeux Dreamcast.

6. Street Fighter Alpha 2 (1996) — le sommet de la branche Alpha… ou presque

Dix-huit personnages, l’arrivée de Sakura, Rolento, Gen et Dhalsim, et surtout les Custom Combos : dépenser sa jauge pour enchaîner librement les coups pendant quelques secondes. Un système grisant, qui a fait naître des routines de combos devenues légendaires.

Alpha 2 est le plus élégant de la trilogie. Chaque personnage a son propre stage, sa propre musique, ses propres fins. Le portage Super Nintendo relevait de la sorcellerie technique, comprimant une borne CPS-2 dans une cartouche 16-bit. Il n’est devancé que par un frère plus ambitieux.

5. Ultra Street Fighter IV (2008-2014) — le retour du roi

En 2008, le versus fighting était cliniquement mort. Street Fighter IV, porté par Yoshinori Ono et développé avec Dimps, l’a ressuscité à lui seul. Le style graphique « encre et pinceau » en 3D sur plan 2D, le Focus Attack qui absorbe un coup pour contre-attaquer, les Ultra Combos cinématographiques : tout était pensé pour être lisible par un débutant et profond pour un vétéran.

Six ans et quatre révisions plus tard, Ultra Street Fighter IV culmine à quarante-quatre combattants. C’est la version définitive d’un jeu qui a relancé une scène compétitive mondiale entière et rempli les salles de l’EVO. Sa seule faiblesse : un jeu neutre parfois lourd, où les longues séquences de zoning cassent le rythme.

4. Street Fighter Alpha 3 (1998) — le monstre de contenu

Vingt-huit combattants en arcade, trente-huit dans la version Game Boy Advance, et surtout le système des -ismes : X-ism pour une jauge unique dévastatrice, A-ism pour les Supers classiques, V-ism pour les Custom Combos. Trois façons complètement différentes de jouer le même personnage.

C’est le jeu de combat le plus généreux de sa génération, avec un mode World Tour qui fait progresser ses combattants comme dans un RPG. Les puristes lui reprochent un déséquilibre assumé — le V-ism est monstrueux entre de bonnes mains. On lui pardonne, parce qu’aucun jeu de la saga ne donne autant envie de tout essayer. Les portages Saturn et PlayStation figurent parmi les meilleurs de leur époque, comme le rappelle notre sélection des meilleurs jeux Sega Saturn.

3. Street Fighter 6 (2023) — la modernisation réussie

Capcom a retenu la leçon de 2016. Street Fighter 6 est sorti complet : mode World Tour en monde ouvert, Battle Hub social, commentaires en temps réel, contrôles Modern qui permettent à un néophyte de sortir un Hadoken d’un bouton sans briser l’équilibre compétitif.

Le Drive System est une réussite de design : une seule jauge alimente six mécaniques (Drive Impact, Drive Parry, Drive Rush, Overdrive…), et la vider expose à l’état de Burnout. Chaque décision devient un arbitrage de ressources. C’est le Street Fighter le plus accessible et le plus profond à la fois — un exploit que la série n’avait plus réalisé depuis 1994. S’il manque un cran de personnalité face aux deux titres au-dessus, c’est une affaire de patine, pas de qualité.

2. Super Street Fighter II Turbo (1994) — l’étalon éternel

Trente ans après, on joue encore à Super Street Fighter II Turbo en tournoi. Cette phrase devrait suffire.

Capcom y a ajouté les Super Combos avec leur jauge dédiée, la vitesse réglable, et surtout Akuma en boss secret — apparition mythique qui a généré des années de rumeurs de cour de récré. L’équilibrage est légendaire : chaque personnage possède une réponse à une situation donnée, sans gimmick, sans mécanique de rattrapage. Tout se joue sur la lecture de l’adversaire et l’exécution.

C’est le jeu de combat à l’état pur, dépouillé de tout artifice. Il fallait un très bon argument pour ne pas le mettre premier.

1. Street Fighter III: 3rd Strike (1999) — le sommet absolu

Street Fighter III: 3rd Strike est le meilleur jeu de combat 2D jamais produit, et le débat n’est même pas particulièrement vif au sein de la scène compétitive.

Dix-neuf personnages, dont le retour de Chun-Li et l’arrivée de Makoto, Q, Remy et Twelve. Un choix de trois Super Arts par combattant qui modifie radicalement sa manière de jouer. Une animation 2D que personne n’a égalée depuis, chaque frame dessinée à la main sur la CPS-3. Et le parry, mécanique la plus courageuse de l’histoire du genre : accepter de ne jamais bloquer passivement, et transformer chaque coup adverse en opportunité.

C’est ce système qui a produit le moment le plus célèbre de l’e-sport mondial, à l’EVO 2004 : Daigo Umehara parant les quinze coups du Hōyokusen de Chun-Li avec un pixel de vie restant, avant de conclure. La vidéo, surnommée « Moment 37 », dépasse largement le cercle du jeu de combat — on en reparle dans notre top 20 des joueurs e-sport les plus célèbres.

3rd Strike demande cinquante heures avant de commencer à être compris, et récompense mille heures. C’est exactement ce qu’on attend d’un chef-d’œuvre.

La saga en quelques chiffres

Selon les chiffres officiels publiés par Capcom dans ses rapports Platinum Titles, la franchise Street Fighter a dépassé les 50 millions d’exemplaires écoulés toutes plateformes confondues depuis 1987 — un total qui place la série parmi les licences les plus vendues du jeu de combat, aux côtés de Mortal Kombat et Tekken.

  • 1987 : sortie du premier Street Fighter en arcade
  • 6,3 millions de cartouches Street Fighter II vendues sur Super Nintendo
  • Plus de 200 000 bornes Street Fighter II écoulées entre 1991 et 1993
  • Une vingtaine de versions distinctes portant le nom Street Fighter II
  • 3rd Strike toujours joué en tournoi officiel plus de 25 ans après sa sortie

Par quel Street Fighter commencer selon ton profil

Ton profilLe jeu à lancerPourquoi
Curieux, jamais touché à un versusStreet Fighter 6Contrôles Modern, tutoriels complets
Nostalgique des salles d’arcadeSuper Street Fighter II TurboL’équilibre parfait, zéro fioriture
Joueur technique en quête de profondeurStreet Fighter III: 3rd StrikeLe parry, plafond de maîtrise infini
Amateur de contenu et de personnagesStreet Fighter Alpha 328 combattants, trois styles de jeu
Soirée à deux sur le canapéStreet Fighter II: Champion EditionPrise en main immédiate
Collectionneur archéologueStreet Fighter (1987)Pour comprendre d’où tout vient

Rejouer à Street Fighter aujourd’hui

Les compilations officielles couvrent l’essentiel : la 30th Anniversary Collection regroupe douze titres classiques, et SF6 reste disponible sur toutes les machines actuelles. Mais pour retrouver la sensation exacte de la borne, il faut un stick, pas une manette.

C’est là que le matériel dédié change tout. Notre borne d’arcade portable Astra-Core intègre l’essentiel du catalogue CPS-1, CPS-2 et Neo Geo dans une valise pliable avec écran 24″ et doubles joysticks rétroéclairés — les manipulations à 360° de Zangief y passent enfin correctement. Pour un setup plus compact, l’Astra Arcade livre deux sticks façon borne à brancher en HDMI, et la gamme complète des bornes d’arcade monte jusqu’au format bartop 19″.

Tu peux aussi vérifier ce qui est inclus avant de te décider, la liste des jeux est publique, tout comme le détail de nos consoles rétro plug & play.

D’autres classements à lire sur notre blog

Si ce format te parle, on a poussé le même exercice ailleurs :

Le mot de la fin

Une saga se juge à ce qu’elle laisse derrière elle quand la nostalgie retombe. Street Fighter II a créé un genre, Alpha 3 l’a rendu généreux, SF6 l’a rendu accessible — mais seul 3rd Strike a réussi à faire d’un blocage un acte de bravoure. C’est la différence entre un bon jeu et une œuvre.

Alors branche une boutique retrogaming sur ta télé, choisis Ryu par réflexe, et prends ta première raclée. Le Shoryuken, ça ne se lit pas. Ça se prend.

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